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Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel]

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Maxeen
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MessageSujet: Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel] Jeu 4 Nov - 18:38

It's the time of the song,
The song of the silver moon...


Une ombre sortait de la bibliothèque. Les fils de soie couleurs Lune couvrant le dos de cette étrange personne voletaient en vague, au fil de la brise qui caressait les êtres de cette ville. Leverru, la capitale, où tout aujourd’hui restait tranquille sans nul fait étrange. Le seul fait étrange était la marche rapide de cette personne aux cheveux d’argents…

Autant avancer, ne plus reculer. Autant ne plus y penser, ne cesser d’avancer. La jeune fille aux cheveux de Lune admettait la réalité: Aither n’était pas mort, il était devenu un Chain. Toute cette histoire semblait sortie d’un monde irréel. Quoi de plus normal sachant que, dans cette ironie, Aither s’était échappé d’un autre monde. Et pourtant, sachant tout cela, elle continuait d’avancer. Elle devait le faire et ne plus y penser. Alors elle n’y pensa plus, tout simplement, songeant plutôt aux livres qu’elles venaient d’emprunter à la bibliothèque…

Sa marche empressée et ses étranges couleurs attiraient le regard de nombreuses personnes qui, la seconde d’après, retournaient à leur affaire entre troc et vol à l’étalage, ainsi que d‘autres choses aussi diverses que variées. La ville et ses bâtiments, le marché coloré et les autres livres, n’attiraient en rien le regard furtif de la jeune fille aux pas empressés: elle était trop préoccupée. Dans ses mains des livres assez larges. La lecture apaiserait-elle Maxeen? Soudain, une scène lui revint. Ce jour-là. Toujours cette scène où son cœur s’était à jamais gelé, toujours cette scène où elle se voyait pendue: toujours la scène de sa mort… Non, de la « mort » d’Aither. En effet, ces jours-ci, elle ne cessait d’y penser bien qu’elle essayait d’oublier. Mais à quoi bon vivre dans le passé, autant vivre dans le futur.. Ou dans ses rêves, dans le cas de la jeune fille. Pour ne rien cacher, cette nuit elle avait encore rêver. Mais c’était d’Aither: encore une fois, il lui disait qu’il n’était pas mort. Se pourrait-il que ce rêve ne cesse de la hanter jusqu’à la fin de ses nuits?

Elle revint à la surface de la réalité au moment où elle arrivait juste en face des portes de la ville. Ses pensées ne cessaient de la plonger plus profondément dans l’eau où elle se noyait depuis déjà depuis quelques jours. Une eau profonde, sans aucun fond. Peu à peu elle s’étouffait sans avoir la force de remonter: tout ce à quoi elle songeait l’attirait toujours vers le fond sans nullement lui laisser le temps de s‘échapper. Elle soupira. Finalement, elle continua son chemin, droit devant elle: la jeune fille avait décider d’aller dans une clairière histoire de lire ses livres dans le silence. Peut-être que cela lui laissera le temps de dessiner, aussi? La demoiselle ne le savait: tout les rêves qui la transportait dans une clairière ne s’était jamais réaliser alors qu’elle y allait souvent. Un jeune homme endormi, voilà ce dont elle se souvenait. Peut-être que ces rêves se réaliseront à la fin de sa vie?

A l’entrée d’une forêt où elle avait l’habitude de passer du temps, elle se mit à chanter histoire de ne pas penser à son ancien ami. Un doux chant qui souvent l’apaisait en vue de sa mélancolie. Ces paroles, douces et tristes. A jamais Maxeen s’en souviendrait…

« Doucement, tombe la pluie,
Dans le temps, infini.
Lentement, ce doux bruit,
Rend cette mélancolie…

Les souvenirs s’estompent,
Et toujours nous trompent.
Entre la paix et la guerre,
Entre le ciel et le fer…

Toujours tombe la neige,
Ouvrant les perces-neiges,
Qui doucement, se teintant,
Apaisent les corps en sang…

Il n’y a plus de feu,
Il n’y a plus de vœux,
Plus aucun espoir,
Mais tout n’est pas noir… 
»

Et elle marchait, tout en entonnant cette tendre chanson si triste. Lorsqu’elle arriva dans la plus proche clairière où elle venait si souvent, elle s’arrêta de chanter. Finalement, peut-être que ces rêves se réaliseraient en ce présent: endormi, un jeune homme était dans la clairière…




« Il existe des êtres,
Qui pensent prier,
Qui veulent changer,
Juste pour paraître.

Il y en a certains,
Souhaitant changer,
Croyant tout effacer,
Qui perdent leur chemin.

D'autres s'égarent
Pense qu'ils ont changés,
Mais ils se sont enfoncés,
Dans cette fanfare.

Quant à cette personne,
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Qui tente le changement,
Elle se désillusionne... »
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MessageSujet: Re: Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel] Jeu 4 Nov - 20:49

Fatigué. Il était fatigué de cette semaine, il avait entendu parler de faits étranges dans une ville voisine, et comme à chaque fois, il était arrivé trop tard.

Il souffla une fois de plus, la nuit était douce en cette saison, il regarda la lune pour admirer une fois de plus sa beauté. Il n’avait jamais vu la lune blanche ou blonde non, lui, il l’avait toujours vu argenté, la lune l’avait toujours fasciné. Il arriva enfin dans le bois environnant de Leverru, au lieu de continuer tout droit pour entrer dans la ville, il tourna pour atterrir dans ce qu’il appelait « sa maison », car oui il était toujours dans cette clairière, il s’appuya sur « son» arbre et observa la nuit.

La clairière était magnifique la nuit, l’herbe légèrement humide de la rosé du soir, brillait de mille feux sous la lumière calme des lucioles. Les fleurs encore endormies se pliaient au gré du léger vent nocturne. La nuit était bien avancé quand le sommeil le gagna, il ne se força même pas à se lever pour retrouver un lit douillet. De toute façon il n’en avait pas. Trop longtemps enfermé il préférait dormir à la belle étoile, se sentir libre à tout moment.
Le soleil avait déjà bien avancé dans sa course quand il ouvrît à nouveau les yeux, enfin quand il reprit connaissance. C’est le bruit de pas qui l’avais mit aux aguets, mais il se détendit bien vite en entendant s’élever dans l’air une voix douce et mélodieuse qui chantait un air si triste qu'il sentit en lui remonter toutes ses peurs.


« Doucement,tombe la pluie,
Dans le temps, infini.
Lentement, ce doux bruit,
Rend cette mélancolie…
Les souvenirs s’estompent,
Et toujours nous trompent.

Entre la paix et la guerre,
Entre le ciel et le fer…
Toujours tombe la neige,
Ouvrant les perces-neiges,
Qui doucement, se teintant,
Apaisent les corps en sang…

Il n’y a plus de feu,
]Il n’y a plus de vœux,
Plus aucun espoir,
Mais tout n’est pas noir…

Au fur et à mesure de la chanson les pas s’étaient rapprochés, il devina facilement que la chanteuse s’était tût par sa faute, elle avait dû le voir. Il ne fit au début aucun mouvements, puis comme si il ressentait son mal être il se releva pour savoir à qui appartenait cette voix si unique.

Quand il la vît il fut saisi par sa beauté. Merveilleuse, ce mot tournait en boucle dans sa tête, il avait devant lui la réincarnation de la lune. Elle était là devant lui, immobile, belle. Elle était simple et pourtant si compliqué à décrire, mais ce qui l’hypnotisait était sa chevelure argentée, de longs et magnifiques cheveux argent. Pourtant il avait l’impression que cette beauté était gelé par il ne savait quel mystère. Ils s’observèrent un moment. Il la détailla un instant et une étrange envie de la dessiner le prît alors, il attrapa son carnet à dessin et commença à crayonner sans un mot.

Son dessin avançait bien, il la regarda à nouveau et décida de lui adresser la parole. Il ouvrit la bouche quand un grand bruit se fît entendre …
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MessageSujet: Re: Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel] Sam 6 Nov - 18:29

L’aube se levait peu à peu, dardant ses lueurs rose orangée sur la ville encore endormie. Le ciel aux douces teintes pastel n’était pas au goût du Chain qui déambulait entre les tombes. Il faut dire qu’il était d’humeur sombre, le Chain, très sombre. Un concentré de mélancolie parcourait son corps, comme un nuage de vapeur grisâtre tournoyant lentement et inlassablement dans un espace clos. Akihiko se déplaçait parmi les tombes, la tête baissée, ses cheveux cachant son regard. Sa démarche était lente, fluide, imitant la brume qui l’entourait. Marcher, marcher, et marcher encore, comme si ce mouvement incessant permettait d’étendre un peu de sa tristesse sur ce lieu. Rajouter une teinte de gris supplémentaire à ce lieu morne. Faire couler son sang noir, peindre ce lieu avec la peinture de l’horreur. Il fallait que cette brume sorte de son corps, que ce mal maudit le laisse enfin en paix. Les blessures intérieures qu’elle causait ne faisaient que la renforcer. Akihiko eut un frisson, et croisant les bras, pressa ses mains sur ceux-ci, tremblotant. Ce n’était pas le froid naissant en cette période de l’année qui lui faisait faire ceci... Non, la réalité était bien plus sombre et vicieuse. C’était tout simplement un moyen de contenir l’envie de se lacérer le corps, de s’ouvrir le buste, afin de tout laisser sortir, une bonne fois pour toute, libérer son intérieur des cendres de son cœur. Un moyen de se rassurer face à la peur que lui provoquaient ces pensées. Un moyen de se protéger face à lui. Était-il la source de cette tourmente ? Quelque chose lui disait que oui. C’était d’autant plus effrayant qu’il n’était pas dans son habitude d’être aussi plein de… nostalgie ? Il avait perdu quelque chose de cher à ses yeux, donc ils avaient perdu cet objet cher à leurs yeux. Ils étaient deux en un, unités différente dans l’unité fusionnée. Lui qui d’habitude se contentait d’une violente soif de sang, se repaitrait maintenant de la douce et aiguë souffrance de la mélancolique nostalgie, invoquant cette brume acide autour de son cœur dans son cœur. Pourquoi diable n’avait il pas de larmes pour pleurer ? Il était un Chain aux sentiments humains, mais incapable de les exprimer. Tout ce qui servait à cela était immanquablement atrophié chez lui, dans ce si misérable corps, qui lui sembla une fraction de seconde étranger. Pendant ce très court laps de temps, il lui sembla que son cœur manquait un battement. Il y avait la vérité. La solution et l’énigme rassemblées. Un grand vide. Il chercha en vain à recréer cette sensation, quand une voix se fit entendre. Il se retourna, et vit une vieille grand-mère, aux cheveux grisonnants noués en chignons. Elle était petite, son visage était rond et ridé, son dos voûté et elle s’appuyait sur une canne. Dès lors qu’Akihiko la vit, il tendit ses jambes, contractant ses muscles. Puis il relâcha soudainement la pression créant une impulsion digne de certains Youkai. Il prit instinctivement la direction de la forêt. Après tout, les forêts étaient par définition le lieu de refuge des monstres et créatures mythologiques en tout genre. Il se propulsa de branche en branche, allant à peu près aussi vite qu’un agile écureuil, toutes proportions gardées. Il était tellement préoccupé qu’il ne vit pas la clairière, et lorsqu’il bondit, ce fut pour arriver sur une fine branche. La sentant céder, il s’y agrippa juste à temps. La branche se brisa et tomba au sol, en même temps qu’Akihiko, qui s’écrasa pitoyablement sur le sol dans un nuage de poussière. Il en avait marre, mais tellement maaaarre… Il poussa un soupir qui pouvait s’apparenter à celui qu’on pousse avant de mourir et ne bougea plus, trop déprimé pour faire quoi que ce soit. Il ne s’aperçut donc pas qu’il était tombé pile entre une jeune fille aux cheveux argentés et un garçon qui croquait sur son petit carnet.
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Maxeen
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MessageSujet: Re: Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel] Sam 6 Nov - 19:21

C'était encore un de ses rêves qui, comme d'habitude, se réalisait...
Tout les enfants veulent que leurs rêves se réalisent: plus tard être dans un monde magique, mystérieux avec pleins d'aventures. Des licornes, des fées et des méchants à combattre. Des alliés pour aider et surtout finir en héros. L'innocence même, l'insouciance même. Qu'il était doux d'être un enfant normal: qu'il était doux de ne pas voir certain de ses rêves ne pas se réaliser. Car lorsque l'on rêve du feu et du sang, tout devient contraire: plus jamais il ne faut que les rêves se réalisent et pourtant... Alors que les autres rêves restent enfantin, celui-ci devient la réalité. Le feu, le sang. Lorsqu'elle y pensa, elle était gelée dans son passé, noyée dans ses pensées. Ce sentiment qu'elle avait ne pouvait plus durer car à force du temps, il arriverait un jour où sa faiblesse la trahirait. Il fallait agir comme d'habitude, ne pas se laisser submerger par les songes qui l'envahissaient depuis trop longtemps. Et pourtant, elle résistait. Elle le devait à tous prix, pour ne plus vivre dans le passé mais plutôt... Dans ses rêves, jusqu'à ce que le futur revienne...

Lorsqu'elle remonta à la surface de la réalité, la jeune fille aux cheveux de Lune remarqua sans nul étonnement que le jeune homme s'était levé. Il avait les yeux violets et sa chevelure était de cette même couleur. Elle l'observait, il faisait de même. Soudain, il se saisit d'un carnet et d'un crayon sans nullement parler. Quant à la jeune fille, elle se contentait de le regarder. Toujours les livres de la bibliothèque en main, elle se contentait de rester de glace: cela ne l'étonnait nullement. Puis elle finit par s'asseoir sous un arbre, juste en face de lui et prit le premier ouvrage littéraire qui lui tombait sous la main. "L'imitation du Noir". Le titre l'avait déjà intriguée lorsqu'elle était de passage à la bibliothèque. En fait, elle n'avait prit que des livres se basant sur l'histoire de Leverru et des autres livres soit quelques livres qui pourraient être susceptibles de renfermer quelques indices sur la tragédie de Sabrie, mais ce livre était de loin le seul en dehors de cette catégorie qu'elle avait emprunté jusqu'ici: il ne traitait d'aucune ville, il n'éclairait pas le moindre détail sur la ville d'il y a cent ans. Mais ce titre lui rappelait quelque chose. La couverture en cuir noir, usée, paraissait avoir été touchée bon nombre de fois. Les dessins encrés dans le cuir, dorés apparemment, n'étaient plus visible: seule une rose dont les pétales étaient tous presque tombés subsistait; mais bientôt elle disparaîtrait comme ces doux et innocents rêves d'enfant dont la jeune lectrice rêvait auparavant: des rêves normaux jusqu'‘à ce jour fatidique. Non, elle ne devait pas y penser: ce n'était nullement de sa faute si cette ville avait été détruite. Plus jamais elle ne voulait se souvenir de cette ville, plus jamais elle ne devait se souvenir de ce passé qui l'encombrait depuis des jours et des nuits...

Heureusement, sur son visage, les émotions qu'elle pensait ne se traduisaient nullement. L'expression était toujours aussi glaciale comme les nuits d'hiver, et ses yeux bicolores regardaient toujours les pages du livre. Les lettres et les mots défilaient tandis le temps passait. Tout était calme et tranquille en cette clairière où la demoiselle venait habituellement...

Soudain elle entendit un bruit. Elle n’en était pas surprise: ce n’était pas le fait qu’elle en avait rêvé mais plutôt celui de ne plus; ou presque; rien ressentir. Comment exprimer ce sentiment? Non, en fait, la jeune fille aux yeux différents n’avait pas de sentiment; du moins elle ne les montrait pas: depuis longtemps elle avait arrêter de montrer qu’elle en avait et son cœur s’était donc gelé au point de ne plus pouvoir sortir de cette prison de verre froid. De ce fait, la demoiselle ne pouvait rien exprimer sauf peut-être ce qu’elle pensait; bien qu’elle ne le faisait presque jamais. Mais passons…

Elle vit tomber, entre elle et le jeune homme qui dessinait, un petit garçon aux allures bien étrange, presque démoniaque. Apparemment, c’était une autre créature: probablement un Chain. En effet, beaucoup de détails physiques pouvaient le prouver malgré le fait qu’un nuage de poussière troublait la visibilité. Des oreilles pointues, et le fait que ce garçon soit tombé de cette hauteur sans en mourir bien que sa maigreur aurait dut fortement l’affaiblir. Il ne fallait pas chercher trop loin. Ce petit garçon soupira comme s'il allait justement succomber au fait d’être tomber. Il ne bougeait pas. La jeune fille, quant à elle, ne réagit pas plus: elle se contenta de regarder la scène nullement choquée. Qu’en serait-il pour cet homme qui, en face d’elle, était parfaitement humain et normalement pourvu de sentiments ? L’inquiétude allait-elle se montrer comme chez tout les Hommes ? Ou laisserait-elle place à la haine ? C’était pour cela que la demoiselle aimait observer les humains et regarder leurs différents sentiments: amour, haine; joie, tristesse; … Tout cela était pour elle un fait assez intéressant au point de regarder ce qui allait arriver. Mais cette suite serait pour elle sans surprise, comme d’habitude…




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MessageSujet: Re: Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel] Mar 9 Nov - 10:28

Un garçon venait de tomber entre lui et « sa » lune, si au départ il avait arrêté de croquer, son attention alla vers la jeune fille qui ne montra rien.

Déçu, voila ce qu’il était, cette fille si belle était inexpressive, et de ce fait le dessin était comme vide. Vide d’émotion, vide de vie, comme cette fille. Il remarqua alors qu’elle avait tourné son regard vers lui, elle paraissait l’observer, pourquoi ? Il ne savait pas.

Il regarda alors ce gamin miraculé, et, sans le savoir lâcha son crayon. Cette apparence, cette aura, c’en était un, il en avait enfin trouvé un ! Un Chain bien vivant se tenait juste devant lui. Une joie immense gonfla alors en lui, sa quête pouvait au final exister, les Chains se montraient bien devant les humains. Il se tenait là debout, immobile, le regard absent.

Un immense sourire se dessina alors sur ses lèvres, il se releva et commença à l’observer d’abord du point où il était, puis se mit à tourner autour de lui, il se fichait de ce que ce garçon pouvait penser après tout, il ne pouvait pas le trouver plus étrange qu’il n’était. Son regard dériva sur son maigre corps, trop maigre, ses yeux rouges, intenses, il trépignait de pouvoir les dessiner, et ce visage, ce Chain serait le plus beau de sa collection pour lui étant le premier, certes il n’était pas vraiment beau, mais le dessiner lui donnerait beaucoup de plaisir.

Il reprit son carnet et chercha son crayon, mais il ne le trouva pas, il plongea alors sa main dans une de ses nombreuses poches et en ressortit avec un crayon neuf. Il renifla son odeur, qu’il aimait l’odeur des crayons neufs. Il commença à croquer sans attendre, un sourire heureux sur le visage...
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MessageSujet: Re: Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel] Dim 28 Nov - 14:50

Elle ne voulait pas y penser. La mélancolie qui la prenait soudainement ne devait pas se voir sur son visage: elle désirait se faire oublier des autres, n'être plus qu'avec les livres qu'elle venait d'emprunter. Alors ce Chain fut l'occasion pour elle de se faire définitivement oubliée. Le dessinateur, apparemment déçu, préférait de loin dessiner ce Chain, petit Chain blessé. Un sourire sur ses lèvres, il recommença à dessiner avec un nouveau crayon dont l'odeur, l’attrayant, était "muette" pour la jeune fille qui elle-même l'était. Muette comme ce ciel qui n'exprimait rien...

Et pourtant, ce jour-là. Pour elle qui ne pensait qu'à son reflet pendu à une corde. Ce jour-là, elle n'avait pas fait attention au ciel. Elle se contentait de le regarder: elle saine et sauve, lui blessé et mort. Aither... Comment était-il revenu? Elle savait qu'il était en vie, elle l'avait rêvé: et ses rêves ne la trompait jamais. Des années qu'elle ne l'avait pas vu et depuis il avait changé: physiquement et mentalement. Ce sourire, glacial, qu'il lui avait accordé restait dans sa mémoire, rendant l'eau de ses songes sombre, ténébreuse. Il avait tellement changé. A force d'y penser, la jeune fille aux cheveux couleur de Lune fit tomber le livre de ses mains mais elle était toujours inexpressive, comme si son visage était gelé. Mais en réalité, c'était son cœur qui avait été gelé: ce jour-là, le feu et le sang l’avait tellement refroidi qu’il s’était emprisonné dans la glace pour mieux se protéger: une prison de glace couleur rouge carmin, un rouge qui faisait immédiatement penser au sang. Un rouge inspirant la peur, comme ce sourire si froid, qui la hantait. Ce sourire, certainement, avait pour but de la briser, petit à petit. Mais pour le moment, elle devait se contenter de rester comme tel: froide, impassible, dans cette prison de glace écarlate…

Mais au fil du temps, au fil de ces pensées qui jamais ne cessait de noyer la jeune fille aux yeux bicolores, la prison peu à peu se brisait, se fissurait et les sentiments s‘échappaient. A quoi bon le cacher: un jour la jeune fille devrait se confronter à ses sentiments et surtout cette mélancolie qui jamais ne quittait ses pensées. Mais pour le moment, rester indifférente était le mieux à faire. C‘est comme cela que personne ne remarquerait sa mélancolie, que personne ne remarquerait les changement se produisant en elle. Alors elle se ferait oublier, jusqu‘à même y laisser son âme. Jusqu‘à même y laisser ce qu‘il reste de ses sentiments encore et toujours cachés derrière la prison de son cœur…

La fille de glace, jamais ne laisserait s’échapper sur son visage glacé une seule trace de sentiment. Elle se contenterait de regarder le monde jusqu‘à la fin de sa vie. C‘était ce qu‘elle se disait pour se rassurer, mais l‘utilisation de « la fille de glace » la troublait, comme si elle ne l‘acceptait pas. Et pourtant elle le devait car sans cesse elle se le répétait. La jeune fille, tout en se noyant, regardait le livre sans nul sentiment: un ruban marquait la page, un ruban couleur d‘or. Et elle se noyait, dans ses pensées, sans crier « à l’aide » car elle ne le voulait pas. La moindre expression sur son visage briserait la prison qu‘elle s‘était formé pour éviter d‘être blessée. Elle était comme un oiseau blessé et emprisonné: elle ne pouvait sortir, à cause de son aile brisée et des barreaux, et se contentait de chanter lorsqu‘elle le voulait. C‘était tout ce qu‘elle pouvait faire pour éviter l‘ennui., comme l‘espérance est sans sens et ne cesse de blesser. Mais le jour où elle en aurait l‘occasion, elle partirait le plus loin possible: jusqu‘à la mort…

En dehors de ces pensées, la jeune fille continuait de regarder le livre, tombé de ses mains. Que son regard était vide: pas la moindre lueur d‘un quelconque de sentiment. Elle ne disait rien. Tout était silencieux, et elle était comme vide face à ce livre qu‘elle ne cessait de regarder. Finalement, son regard se ferma un peu plus et un air de mélancolie apparu: juste un petit air qu‘elle ne devait pas montrer. Cette mélancolie qu‘elle ne souhaitait pas montrer se voyait un peu sur son visage, à peine. Mais elle ne faisait pas attention à cela ni à ce qui l‘entourait: comme si il n‘y avait qu‘elle et ce livre au sol. En le regardant, elle se souvenait de quelque chose, une histoire. A l‘époque, elle lui faisait la lecture comme il ne savait pas encore bien lire. Cette histoire était celle de la Princesse de Lune. Cette princesse à la beauté envoûtante qui se fit capturer par un vil Comte et qui se fit libérer par un preux chevalier, prince d‘un royaume. C‘était un de ces refrains habituels qui la laissait de glace tout comme le reste de ce monde…

Puis elle se « réveilla » , main sur la gorge comme si elle venait de prononcer des paroles que l‘on aurait pas dû entendre, son air mélancolique restant sur son visage. Elle avait l‘étrange impression que quelque chose allait se produire, ici même. Son visage gardait cette mélancolie que la prison de glace avait laisser s‘échapper. Plus elle se souvenait, plus cette prison de glace écarlate se brisait. Pourquoi en avait-elle rêvé? Pourquoi s‘en souvenait-elle? Pourquoi… Pourquoi avoir vu Aither dans ce rêve? Elle maudissait cette nuit où le sourire sombre de son ancien ami, de son ancien reflet, l‘avait troublé. Depuis elle avait de plus en plus de mal à se protéger de ces sentiments. Puis elle en créait, encore et encore, en voyant ces humains. Et en voyant ce Chain, elle commençait à créer se sentiment de souffrance lorsqu‘une blessure physique venait à vous déranger. Elle ferma les yeux, pour retrouver cette expression d‘indifférence totale qu‘elle avait au départ pour ensuite ramasser ce livre qu‘elle avait fait tomber: elle devait en prendre soin, il ne lui appartenait pas…

La jeune fille regarda brièvement le ciel bleu qui n‘exprimait rien, pour ensuite retourner à sa lecture. Elle avait l‘impression d‘avoir brisé une partie de sa prison de glace, ce qui provoqua un doute: reconstruire cette prison où la laisser s‘effondrer? Elle ne le savait. Dans le fond, elle voulait simplement se cacher, disparaître pour que l‘on ne puisse pas voir ses changements…




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MessageSujet: Re: Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel] Dim 19 Déc - 20:45

Toujours son sourire aux lèvres, il ne cessait de dessiner ce Chain. Bien que son physique était celui d'un pitoyable petit garçon amaigri par le temps, Axel le voyait comme ce qu'il désirait. Est-ce que ce Chain avait un contractant? Ou non? Dans tout les cas, le jeune homme était prit dans une certaine folie. Peu à peu, son croquis devenait un dessin, très réaliste, magnifique. Les lumières mettaient en valeur ce corps et le visage du Chain, aussi pathétique qu'il était, reflettait la souffrance qu'Axel voulait faire passer dans son dessin: une souffrance presque humaine mais qui ne l'était pas. La souffrance d'un Chain blessé, comme un ange tombé du ciel à qui l'on aurait arraché les ailes. Puis un bruit l'interpella, un bruit sourd et sans intérêt. Le bruit de quelque chose qui tombait: non pas à une grande hauteur, mais des mains d'une personne. Il daigna tout de même regarder, sa curiosité l'emportant sur sa passion pendant; se disait-il; un court moment. Il savait que rien ne se passait, réellement...

La jeune fille, sa chère Lune d'argent qu'il dessinait auparavant, qu'il avait abandonnée pour ce Chain si spécial, venait à l'instant de montrer un sentiment: magnifique. La mélancolie se lisait sur son visage: et elle lui saillait à merveille. Pendant un instant, sa main se mit à bouger, comme un automate, pour dessiner ce moment: un reflex qu'il avait lorsque quelque chose l'intriguait. Mais la jeune fille, main sur la gorge, reprit très vite son visage glacé. Et pourtant il ne cessait de se souvenir de cette expression. Comment ne pas se souvenir d'une si belle Lune mélancolique, dans l'ombre du soleil? Il voulait revoir cette expression mais la nuit ne lui accorderait sûrement pas ce souhait...

Son dessin avançait bien, très bien même, mais la Lune était apparu derrière le Chain, comme si elle le hantait: il n'avait pas remarqué que sa main l'avait dessinée. Il continua alors de dessiner, prit d'une transe qui ne cesserait que lorsqu'il aurait terminé ce dessin. Il était un artiste, quelqu'un qui ne laissait jamais un travail inachevé. L'odeur du crayon avait disparu, et le dessin à présent terminé, le jeune homme n'éprouvait plus aucun plaisir. Ce Chain dessiné, et sa Lune achevée, il n'avait plus la joie qu'il avait au départ: il ne savait plus quoi faire, son désir s'était envolé.

Il regarda son dessin. L'on pouvait y lire la souffrance et une vague mélancolie. Il avait échoué. Il n'était pas arrivé à redessiner cette mélancolique, et la souffrance paraissait vraiment trop inhumaine pour un Chain. Il avait échoué, et il avait l'impression qu'il ne pourrait plus rien y changer. Si il effaçait avec la gomme, son dessin ne serait jamais terminé: dans le fond il l'avait réussit! Et pourtant, ce n'était pas ce qu'il voulait: l'expression de la Lune n'était pas aussi réelle qu'il l'avait vu et le Chain semblait prêt à mourir alors qu'en réalité, il était plutôt bien portant. Il avait totalement échoué. Et ce mot se mit à résonner dans sa tête: "échoué"... "échoué"...

Finalement, il finit par se relever, laissant tomber dans l'herbe fraîche son carnet à dessin et son crayon. A ce moment, le crayon qu'il avait perdu tomba sur celui qu'il venait d'utiliser pour former une croix. Son regard était sombre. Pourquoi n'avait-il pas réussit ce dessin? Pourquoi avait-il échoué dans ce qu'il réussissait si bien, d'habitude? Alors il finit par rassembler ses affaires pour repartir au loin, dans l'obscure forêt. Reviendrait-il en ces lieux? Il ne le savait: personne ne pouvait le savoir...
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MessageSujet: Re: Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel]

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Melancholia... [RP: Maxeen; Akihiko & Axel]

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