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Maxeen, The White Devil : « My life is just a Game with the Death... »

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Maxeen
The White Devil †

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MessageSujet: Maxeen, The White Devil : « My life is just a Game with the Death... » Dim 20 Mai - 20:13



« Just an old Game with the Death... »






« Royal Flush... »

Nom : Son nom reste inconnu.
Prénom(s) : Maxeen ; auparavant Maxeian
Âge : Peut-être 19 ans...
Sexe : Féminin à en juger par son physique.
Surnoms : Le Démon Blanc par l’Église, il y a fort longtemps.
Groupe : Civil, plus ou moins... Si elle n'est pas devenue Chain suite à plus d'un siècle dans l'Abyss...

Groupe Sanguin : AB rhésus -
Problème de Santé : Son cœur est à droite et il lui arrive de cracher du sang, elle est de plus aveugle de l'oeil gauche.

Rang :
The White Devil

« Identity... »






« Behind the Poker Face, I am what I am... »


« להשטן בן... ~ Il Demonio Bianco... »

Un miroir restera toujours un miroir, car il ne reflète que l'extérieur d'un être. Par ailleurs, je ne comprendrais jamais la lubie des humains qui désire se regarder dans ces surfaces : que trouvent-ils de si attrayant à se regarder ? Peut-être pour flatter leur ego ? Je me regarde. La seule chose que je vois sont les gens autour de moi, regardant l'étrangeté de mon apparence. C'est une des autres raisons pour laquelle je n'aime pas beaucoup le comportement des Hommes : toujours à se comparer aux autres. Non, je n'ai jamais aimé les apparences, car un être vivant reste un être vivant, peu importe son apparence : pourquoi ne regarde t-on pas au plus profond de l'être en question ? Me concernant, je ne vois qu'un passé monstrueux. A l'extérieur, une fleur de lys argentée, teintée de sang et légèrement calcinée. De ce fait, je ne comprends pas les humains. Pourquoi mon apparence les attire t-elle tous vers moi ? Oui, je suis un être bien étrange, aussi bien physiquement parlant que mentalement...

Les rares personnes qui m'ont rencontré en osant me parler sont certainement les libraires et écrivains. Après tout, je ne fréquente presque que les bibliothèques ou les petites librairies : les lieux que ne fréquentent que ceux assoiffés de lecture ou de connaissance. C'est comme ça que j'ai connu quelques écrivains intéressants qui malheureusement périrent à cause de certains conflits. Un vide dans la littérature. Toujours est-il que ce sont les seuls qui m'ont réellement parlé, sans nulle vanité. Comparant mes longs cheveux à des rayons de lune, certains étaient capables d'en faire l'éloge pendant plusieurs minutes.
Mais cela a peu d'importance, à présent. Dans tous les cas, mes cheveux sont souvent la première chose que l'on voit chez moi ; ainsi que la première chose étrange de mon physique. Selon certains écrivains ; notamment une jeune femme rencontrée il y a quelques mois ; il me suffirait d'être un peu plus féminine et de les détacher pour que tous les hommes me demandent en mariage. Ce n'est pas que je n'aime pas les hommes, mais m'engager est loin de m'attirer : peut-être est-ce à cause de mon passé ?
Toujours est-il que je ne pense pas me détacher les cheveux pour le moment, d'autant plus qu'ils sont bien trop longs et risqueraient de toucher le sol. Mais je ne suis toujours pas prête à les couper : nous nous étions engagée, moi et ma sœur, à ne pas nous couper les cheveux avant d'avoir trouvé l'amour, d'où cette mèche noire sur le côté gauche que j'exhibe. Il s'agit en réalité de mes vrais cheveux, mais ils ont été teint de telle manière qu'ils ne repousseront plus pour cette mèche, qui restera donc toujours noire. Il s'agit d'un pari que je souhaite tenir malgré tout, bien que ma sœur ne soit plus en vie et que je ne soit pas capable d'aimer. De ce fait, ils resteront toujours attachés et longs, jusqu'à la fin de ma vie. Pour le moment, ils sont attachés en une seule mèche, sur le côté droit de mon crâne : mais ils risquent de bientôt toucher le sol, de ce fait, il va me falloir songer à changer ma façon de les attacher même si je n'y pense pas vraiment, étant relativement éloignée de la pensée d'un futur ; proche ou lointain. Dans tout les cas, mes cheveux semblent attirer certaines personnes malgré leur étrangeté.

Je ferme les yeux, repensant aux multiples remarques de ceux que j'ai rencontré. Ils ne connaissent que mon physique, mais j'ai l'impression qu'ils peuvent pour certains lire dans mon esprit, capable de deviner ce que je suis à l'intérieur ; voire même de constater l'impact de mes crimes sur mon être. Toujours est-il que sur ma peau blanche ne résident que deux cicatrices : comme si c'était à moi que l'on avait coupé des ailes. Cette peau blanche a aussi eut le droit à de multiples éloges ; porcelaine, neige ; mais celle que je retiens reste celle-ci : le teint digne d'un ange déchu. C'était un auteur de tragédie, donc cette comparaison aurait put paraître normale... Si il ne lisait pas aussi facilement dans les esprits des gens. De ce fait, cette comparaison m'aura troublée et me trouble toujours autant lorsque j'y pense. Après tout, la pâleur de mon teint aurait dut lui faire penser que j'étais morte mais il a directement pensé à cette comparaison : un ange... Si je n'aurai pas été mélancolique et triste, j'aurai certainement rit maladroitement en exprimant une certaine gêne. Malheureusement, je ne sais plus rire. Et cette comparaison aurait presque faillit me faire pleurer si je n'avais pas verser toutes les larmes de mon corps. Un ange, alors que l'on me considère comme un démon.
C'est aussi ce même écrivain qui a réussit à me toucher en me prenant la main. Le seul. Cela m'a vraiment étonné que quelqu'un ose m'effleurer, surtout avec cette gentillesse... De ce fait, je n'ai jamais comprit cet auteur, et je crois que jamais je ne le comprendrai. Toujours est-il qu'il a longuement regardé ma main tout en continuant quelques caresses. Il dit ensuite une remarque que seule ma sœur a été capable de faire, il y a bien longtemps... Des mains fines, agréables, celles d'un artiste capable de tout faire. Et une douceur incomparable, comme cette personne que j'étais. Mais pour moi, cela faisait longtemps que la douceur avait disparue.

Ce fut encore une fois ce seul écrivain qui fit toute une description de mon visage, prétendant s'inspirer de ce que j'étais pour inventer un personnage pour sa prochaine tragédie. Personnellement, je ne l'ai jamais crut. Toujours est-il que ses remarques restent inoubliables puisqu'il a été le seul à vraiment me regarder, avec un sourire mélancolique : comme si il me connaissait parfaitement...
Selon lui, mon visage serait plutôt ovale, avec un menton fin et des pommettes d'un rose imperceptible, plutôt hautes. Le front un peu bombé, mes traits étaient selon lui très doux, comme ma peau. Mes lèvres étaient celles à baiser ; mais je pense qu'il s'agissait de son instinct de poète ; d'une couleur douce, rosées, et d'une forme parfaite. Concernant mon nez, il était fin et plutôt haut mais me donnait un air de fierté impossible à avoir et à avoir ailleurs. Personnellement, je n'ai jamais comprit pourquoi il avait dit cela. Toujours est-il qu'il s'attarda longtemps sur mes yeux... Oui, mes yeux bicolores, intriguant, mais surtout froids. Pourtant, il leur trouva une certaine mélancolie. Pour lui, leurs formes étaient en amande et mes longs cils ne faisaient que rajouter du mystère à ce regard, mais aussi cette mélancolie dont il venait de parler. Cette mélancolie, je lui répondis que je l'avais toujours eut. Il rit, comme si il disait que ça n'avait pas toujours été le cas. Je l'ai ressentit comme ça, mais comme je le disais avant, ma perception des autres et de leurs sentiments et très mauvaise. Il continua mon portrait, décrivant ainsi mes yeux : du moins leurs couleurs. Il commença par le droit, celui aux multiples nuances. Selon lui, il y avait plusieurs sortes de bleus à l'intérieur ce qui donnait à cet œil un mystère et une beauté sans pareil. Il y avait du turquoise pour les nuances les plus claires, un bleu légèrement plus sombre que celui du ciel en général, et ce bleu indigo qui marquait les ombres. Il était pourtant à quelques mètres que moi, mais était capable de déterminer avec exactitude les multiples nuances de cet œil. Je fermais les yeux, pour les rouvrir et détourner mon regard de lui. Et pourtant, il continua, tout en disant qu'il s'arrêterait là pour l’œil droit qui pour lui n'était pas aussi passionnant que le gauche. Je me mis à le regarder droit dans les yeux, trouvant son avis un peu étrange. Peut-être disait-il ça car il ressentait de la lassitude concernant mon œil droit ? Toujours est-il qu'il se mit à parler longuement du gauche...
Pour lui, ce gris était étrange et cachait beaucoup plus de chose que le bleu : comme si il reflétait mieux mes sentiments malgré le manque de lumière à l'intérieur. Cet œil en apparence froid était pour lui une source de vérité... « Dis-moi, tu es aveugle de cet œil, n'est-ce pas? C'est pour cela que tu as des difficultés avec la perspectives... ? »
Il s'en était rendu compte. Je suis sûre qu'il avait déduit cela à partir du fait que j'avais du mal à ranger les livres que j'empruntais. En effet, au fil du temps, j'avais perdu un peu de la notion de perspective. Toujours est-il qu'il continua son analyse. Pour lui, cet œil me reflétait mieux que l'autre : une personne en premier temps froide mais si l'on regardait mieux, juste mélancolique et aveugle. Je le prie un peu mal, tout de même, mais il était vrai que j'étais aveugle, ne pouvant faire d'analyses que du côté mauvais de l'Homme et sur moi-même. Car je me méfiais toujours des autres, n'envisageant que leur mauvais côté. Toujours est-il que pour cet écrivain, il s'agissait de l’œil le plus beau qu'il n'ait jamais vu... « Je crois que vous n'avez pas dû voir beaucoup d’œil dans votre courte vie... »
Il rit pour se moquer de mes mots. Apparemment, j'avais faux. Dans ce cas ; mais je me retins de lui dire directement ; il avait certainement mauvais goût. « Tu n'imagine pas à quel point tu peux être magnifique... quel dommage que tu te sous-estime... Peut-être à cause de tes oreilles pointues ? Pourtant, elles sont si jolies... »

Ce jour-là, je le regardais avec une grande incompréhension, pour ensuite me retourner et partir de sorte à le laisser écrire. Mais j'entendis une de ses remarques osées lorsque j'étais en train de descendre les escaliers. J'étais sûre qu'il le faisait exprès, et je me souviendrais toujours de ses mots : peut être une certaine rancune ? J'ai toujours du mal à pardonner les autres... « Je t'assure que si je t'avais épousé, avec les formes que tu as, tu ne serai pas restée longtemps vierge ! » Je me demande toujours comment il savait ce détail. Toujours est-il que je ne lui pardonnerai jamais cette remarque ; quoi que le connaissant, ça n'aurait pas dû m'étonner. Mais... Quel était le nom de cet écrivain ? Je ne m'en suis jamais souvenue. Pourtant, nous nous sommes longtemps fréquenté jusqu'à sa disparition, il y a un an. Depuis, j'ai rencontré bien d'autres écrivains.

Aujourd'hui, il n'y avait personne au second étage du bâtiment, juste moi et moi seule. Je regardais autour, pris un livre au hasard. Et c'est alors que je me souvins de son nom pendant un court instant : trop court pour que je puisse le prononcer et m'en souvenir. J'avais l'impression que quelqu'un me forçait à oublier ce nom : comme si il m'avait choqué. J'en déduisais une chose : je l'avais connu avant, il y a longtemps. Mais cela m'importait peu, pour le moment, je devais retourner dans la chambre que j'avais acheté récemment en travaillant à la librairie. En réalité, j'habitais juste à côté de la librairie que je fréquentais depuis mon arrivée ici. De ce fait, je descendis les escaliers en sautant quelques marches au passage, le libraire étant habitué à toute mes acrobaties pour rejoindre mon lieu de repos. Alors que je sortais, je vis au loin une cape blanche familière. Mais je ne m'attardais pas plus longtemps dessus : je n'aimais pas m'attarder sur des détails comme tel. Alors que je marchais à côté de cette longue vitre qui miroitait chaque passant, je me souvins de la remarque d'un écrivain qui narrait des faits historiques, tout en me remémorant bien d'autres choses...

Heureusement, je ne porte que rarement des robes : uniquement lors des grandes occasions. En dehors, je reste vêtue étrangement avec une tenue de saltimbanque, sobre et souple, s'adaptant à mes formes : des cuissardes souples ; par dessous un foulard bleu-gris autour de la taille, un pantalon noir déchiré à un endroit où une jarretelle de cette même nuance apparaît. Pour le haut, un corset bordé de dentelles blanches, de la même couleur que le long foulard autour de ma taille. Il s'agit de ma tenue habituelle, à laquelle j'ai toujours été habituée : en réalité de la même tenue que je portais il y a de cela des années, lorsque j’exerçais encore mon art. Cette tenue a toujours été étrange pour les autres, mais très familière pour moi. Je ne pense pas pouvoir m'en séparer. Il est plus aisé pour moi de marcher lorsque je suis vêtue d'un pantalon, cela me gêne moins. De plus, je n'aime pas être aussi coquette que les femmes d'aujourd'hui. Habituée à la simplicité, les dorures, couleurs fortes, perles et trop de dentelles me dégoûte. De ce fait, certaines personnes de la haute noblesse ne cessent de me trouver laide lorsqu'elles me voit. Mais est-ce ma tenue ? Ou bien mon être ? Je ne comprendrais certainement jamais la vanité de l'Homme. Mais je devais continuer d'avancer, marchant droit devant moi : je ne pense pas avoir à me retourner, ni à courir. Je prends simplement le temps de vivre en tâchant de ne pas trop me souvenir du passé. Seul le présent compte sur mon chemin...

Lorsque je marche, certains pensent que je danse d'un pas léger : peut-être est-ce à cause de mon ancien métier de saltimbanque ? Mes capacités physiques ont toujours été supérieur après m'être entraînée pendant si longtemps. Mes sauts plus hauts, mon pas justement plus léger. Mais de là à dire que je danse en marchant... Je ne pense pas qu'une personne normale puisse comprendre ou bien décrire avec exactitude. C'est peut-être bien impossible dans mon cas, ou presque. Dans tous les cas, je pense que mon pas est interprété de différentes manières, toutes aussi étranges que variées. Peut-être est-ce le reflet de mon attitude envers les autres ? Dans tous les cas, je ne serai jamais suffisamment perspicace pour comprendre les autres : à vrai dire, je pense que cela me fait encore plus défaut que ma façon de marcher. Mais heureusement, peu de personne ose me parler, surtout pour me dire ce genre de chose.
Les enfants dans la rue courent, sans regarder devant eux. Moi non plus, je ne regarde pas souvent devant moi : mon regard est souvent absent. C'est pour cela que je suis forcée d'esquiver au dernier moment ceux qui risquent de me bousculer : cette attitude peut être considérée comme hautaine pour les plus vaniteux, mais pour d'autres il s'agit surtout de la cause de ma rêverie.

J'ai toujours aimer rêver : m'échapper de la réalité et de ce passé qui me faisait tant souffrir. C'était le seul moyen que j'avais pour ne plus y penser et pouvoir survivre. J'étais loin de penser à un plausible futur : je préfère de loin penser aux livres, à me plonger dans leur monde. Je m'invente des musiques que je suis incapable de jouer ; hormis au piano ; et je pense. Je n'écris jamais rien, ni partition ni livre. Pourtant, je sais écrire mais je ne trouve pas un seul intérêt à le faire. Écrire un livre requiert beaucoup de connaissance et d'imagination, ce que j'ai. Mais je ne trouverai probablement aucun plaisir à écrire quelque chose que seule moi pourrait lire. De plus je n'ai jamais prouvé de quelconque capacité dans le domaine de l'écriture : mise à part lire, je ne fais rien d'autre. Par ailleurs, je pense que cela me suffit : mon cœur est déjà suffisamment lourd et je ne tiens pas à m'encombrer d'un devoir... Je préfère trouver des réponses à mes questions pour le moment, avant de me mettre à écrire quoi que ce soit. Encore faudrait-il que je cesse de penser à mes souvenirs, à ce passé : je ne pense pas que je puisse trouver quelques réponses à l'intérieur de ces landes. Mais je ne peux m'en empêcher, et personne ne le pourra.

Après tout, j'ai toujours été dans mes pensées. Ces pensées profondes qui me noient à chaque fois. Je ne cesse de me plonger ainsi dans le passé, repensant à tout ce qui s'est déroulé avant que je ne sois ici. Et je me souviens, petit à petit, de tout ce qu'il s'est passé : plus j'y repense, plus je me souviens de ces souvenirs. Mais le tout premier souvenir qui me revient, lorsque je suis plongée dans mon passé, est certainement celui de mon amie brûlée, et ce n'est qu'après que je repense à mon histoire, depuis le début...



« This is my story : the Story of the White Snow Lily who became the White Devil... »


« ההתחלה של הקללה... ~ L'inizio della maledizione... »

    « Gloria in excelsis Deo. Et in Terra pax hominibus bonae voluntis, laudamus te, benedicmus te, adoramus te, benedictus te, ... »


Faire partit des gens du voyages, être saltimbanque, se produire sur les chemins et distraire les Hommes pour les entraîner loin des prières. Après tout, les gens du voyage n'apportaient que des problèmes. Il ne s'agissait que de gens s'étant éloignés de Dieu car ils ne trouvaient aucun travail : la seule solution était de distraire les êtres humains, les faire rire, et leur faire oublier la présence divine selon l’Église ! Cette discrimination était très répandue, beaucoup trop de persécution, mais la liberté de ce métier ne pouvait qu'encourager un nouveau style de vie malgré que les gens du voyage ne possédaient aucun des privilèges des citadins. Nous avions le cœur léger car nous ne possédions rien... Ou était-ce parce que nous ne possédions rien, que nous avions le cœur léger ?

    « Graitias agimus tibi propter magnam gioriam tuam, Domine Deus, Rex coelestis, Deus Pater omnipotens, ... »


Nous marchions dans la vie comme dans un vaste désert. Et pourtant, nous vivions ! Malgré les brimades dans chaque ville où nous passions ! Pourtant, les citadins nous prêtaient souvent des pouvoir d'exorcisme ou de médecine, ce qui explique pourquoi nous en étions arrivés à voyager sans nous arrêter : des quêtes nous empêchaient de rester ne serait-ce qu'une seule nuit dans une ville. Mais il y avait aussi une autre quête que nous devions exécuter : « Les sept escaliers et les sept balances rachèteront vos péchés, la douleur du purgatoire en sera amoindrie » , sept offrande dans sept églises. Simple ? Non, car nous n'en avions pas toujours le temps. Mais nous devions obtenir l'absolution, de sorte à comprendre le sens des pouvoirs que nous détenions. Car nous détenions des pouvoirs qu'aucun des autres saltimbanques ne possédaient : des pouvoirs pouvant nous faire accuser de sorcellerie, ceux qu'il fallait cacher pour éviter d'aller sur le bûcher. Après tout, c'était l'époque où les sorcières et sorciers étaient chassés : le moindre soupçon vous envoyait sur l'échafaud...

    « Domine Fiti unigenite, Jesu Christe. Domine Deus, Agnus Dei, Fitius Patris. Qui tollis peccata mundi, miserre nobis. Qui tollis peccata Mundi. Suscipe deprecationem nostram. Qui sedes ad dexteram Patris, miserre nobis. ... »


Tous disait que ces êtres n'apportaient que des catastrophes par le biais de la magie de sorte à se venger de Dieu et du monde chrétien : le monde envers lequel nous devions nous faire pardonner pour ne pas subir le châtiment divin. C'est sous ce prétexte qu'était exécuté ces tristes personnages. La chasse aux sorcières étaient devenue un divertissement sans pareil, sans compter les saltimbanques. Chacun pouvait participer et se venter d'avoir envoyé un énième sorcier au bûcher. Et ce soir là, c'est un homme d'église qui répétait « Gloria » , et qui l'achevait alors que le feu commençait à lécher avec gourmandise la robe blanche d'une femme considérée comme une sorcière. Son innocence dévorée par les flammes, ses cris de douleur déchirant le ciel. Et autour, les citadins admiraient le spectacle, riaient face à ses cris. Et moi, je ne pouvais rien faire : mes longs cheveux devenus d'argent par la peur, salis par la poussière du chemin, et une cape couvrant cette chevelure ingrate, je ne pouvait que contempler tout en répétant en chœur avec le prêtre la fin de ce célèbre texte que je maudissais dès à présent...

    « Quonism tu solus sanctus. Tu solus Dominus. Tu solus Altissimus. Jesu Christe. Cum Saneto Spiritu. In Gloria Dei Patris. Amen. »


Et à présent, celle qui voyait à travers le temps s'était éteinte avec les flammes qui l'avait réduite en cendre. Lorsque tous furent partis, je profitais de la solitude des lieux et de la nuit noire pour m'approcher du bûcher qui demain serait débarrassé des cendres grâce au souffle de Dieu, à cause de ce vent maudis !
Dans l'air, l'odeur subsistait encore : j'apercevais encore avec peine quelques petites lumières qui s'éteignirent bien vite. Alors il restait encore des étincelles du feu « purificateur » . L'âme de la voyante s'était éteinte à jamais, sans qu'elle n'ait pu bénéficier de l'absolution. Mais peut-être que l'enfer et le paradis n'existait pas ? Je commençais à en douter, car même le Seigneur n'aurait pas souhaiter la mort d'une de ses fidèles. Non, il ne devait pas exister. C'était impossible. C'est à ce moment que je fini par être emportée ailleurs, dans les profondeurs du désespoir : le désespoir d'avoir tout perdu. Ma seule amie, la seule voyante, celle avec qui j'avais partagé tous mes secrets... Maintenant, elle ne pouvait plus qu'exister dans mon cœur, avec les souvenirs immortels. J'avais la vie devant moi, à présent, et la liberté de ma profession ! La liberté de ne plus croire en ce « Dieu » impuissant.

A présent, je ne désirais plus l'absolution de mes péchés, je ne voulais plus connaître le sens de mes pouvoirs. Mais pour elle, pour ma belle Laeticia et son éternel sourire, j'irais jusqu'à la prochaine église pour la dernière offrande. Quitte à me faire pourchasser en tant que sorcière jusqu'à l'autel du Seigneur. Quitte à ne pas pouvoir sortir un seul verset de la Bible que je n'avais pût lire à cause de l’Église qui l’interdisait aux gens du voyage. Je voulais faire en sorte que le péché dans mes yeux soit absolu, pour Laeticia... Mais tout cela, c'était il y a longtemps. Je n'avais que quinze ans, le temps devant moi. Et en ramassant les cendres laissé par la paille et le corps, je me remémorais cette rencontre dans les ruines... Le jour où j'avais connu cet ange tombé du ciel et dont les ailes furent arrachées, cette femme aux longs cheveux blonds qui m'avait redonné espoir, cette amie que je venais de perdre... « Je ne pardonnerai jamais à ceux qui t'ont traitée de sorcière ! »


« העבר של מת הלמען-עיקרון[... ~ Il passato del martire... »

    « Qu'allons-nous faire de toi, maintenant ?! Petite sotte ! »


Je ne comprenais pas pourquoi Père et Mère criaient, toujours est-il que ma sœur pleurait. Ils semblaient être furieux envers elle : qu'avait-elle fait ? Aimer un autre que celui qui lui était promit ? Tous avaient le droit d'aimer. Ce jour là, le prénom de ma chère sœur prenait tout son sens : « Elwing » , ou la « pluie d'étoile ». Des larmes comme les étoiles qui tombaient du ciel, arrachées à la tristesse de la voûte céleste. Elwing, « la pluie d'étoile », aimait plus que tout Elrond, « la voûte étoilée ». Leurs prénoms les rapprochaient tant ! Mais Père et Mère avaient décidé, « pour le bien de la famille » , de la marier à Aegnor, « le feu cruel » . Tout cela allait provoquer la fin...

    « Dîtes, Mère, pourquoi Elwing est une « sotte » ?
    - Elle aime quelqu'un qui ne lui est pas destiné : toi, tu ne dois jamais faire ça... Jamais !
    - Mais Mère, pourquoi c'est vous qui savez qui nous est destiné ?
    - Comment ? Car c'est pour le bien de notre famille, Maxeian... »


Lorsque je n'avais que cinq ans à peine, et que l'on m'appelait encore « Maxeian » ou « la fleur de Lys » , l'on m'avait promise à un certain « Celebrimbor » aussi dit « la main d'argent » . Pourtant, je ne l'avais jamais vu, jamais connu. Je ne savais comment Père et Mère avaient choisit nos fiancés, mais leur décision était loin de faire notre bonheur. Peut-être parce que leur union était loin de l'amour ? Que nous n'étions nés ; mon frère, ma sœur et moi ; que pour consommer le mariage ? « Argawaen », celui « taché de sang » et aussi mon frère, ne voulait penser à cela : il disait toujours qu'un jour nous nous enfuirons tout les trois loin de Père et Mère. Je ne savais pas si il allait un jour réussir à nous faire sortir de cette prison d'arbre. Nous étions des elfes ; du moins les autres nous considéraient ainsi ; et nos coutumes, notre culture et tout ce qui nous concernaient étaient complètement différent du monde extérieur. J'avais peur, tellement peur de partir. Et je pensais, quelques années plus tard, que nous avions bien fait de ne pas partir car mon frère, l'aîné de la famille, vivait à présent heureux avec sa femme qui devait avoir le même âge que ma sœur : quinze ans. Mon frère en avait vingt. Mais ils n'avaient toujours pas eut d'enfant ce qui inquiétait notre famille. Moi, je pensais qu'ils avaient le temps de se connaître puisque mon frère ne connaissait son épouse que depuis quelques mois.

Malheureusement, cette histoire avec Elwing et Elrond sembla provoquer la fin : un jour, un feu fut provoqué. Toute notre « espèce » périe dans ce feu dévastateur qui en réalité fut provoqué par Aegnor... Peu de personne avait réussit à s'enfuir : moi, et deux autres que je ne connaissais pas. Et je pleurais, pleurais comme jamais. Ma sœur m'avait sauvée avec Elrond en me poussant de l'arbre où nous nous étions caché. Je n'aurais pas dû les suivre... Mais j'étais, dans un sens, heureuse pour eux : après tout, ils étaient morts ensemble dans une étreinte éternelle...
Et je pleurais, voulait malgré tout revenir dans ces jours heureux : n'était-ce pas possible ? Non, ce feu avait tout ravagé. C'est alors que j'entendis les deux autres elfes crier : une flèche enflammée les avait transpercés... J'étais horrifiée, et c'est à ce moment là que mes cheveux commencèrent à se teindre de l'argent de la lune, effaçant le soleil de leurs reflets.
C'était lui... Aegnor... Le feu cruel...
Riant, un sourire aussi cruel que son nom sur les lèvres, la folie l'avait emporté. Et c'est lorsqu'il s'approcha de moi pour me saisir et certainement étrangler que je vis mon frère... Celui taché de sang... Le feu le rongeait et pourtant il parvint à emporter le fou avec lui... « Fuis... Oublis-nous... Ton nom... Fuis... Fuis cette malédiction... »

Je m'approchais de mon frère, croyant qu'Aegnor était mort. Pourtant, il ne l'était pas, et c'est ainsi que mon œil gauche devint aveugle : le fou était parvenu à se libérer de l'étreinte de mon frère pendant un moment, se saisit d'une flèche et tenta de viser mon front. J'étais parvenue à me décaler, instinctivement, mais cela n'a pas suffit : la pointe de la flèche parvint à toucher mon œil sans nullement le crever. Je ne sais pourquoi, mais à ce moment là le sang jaillit et Aegnor tomba. Mon frère l'avait tué avec une dague que ma sœur lui avait offert il y a fort longtemps. Mon frère était encore en vie, mais il ne pouvait être sauvé... « Petite sœur... Tu as toujours été la plus innocente... Ne vas pas... Souiller la fleur que tu es... En versant le sang... Oublis... Ce qu'il s'est... Passé... Oublis... Et fuis... »
C'est ainsi que tous les elfes périrent, sauf moi. J'étais la seule et unique survivante suite à la folie d'un homme. Celui qui avait découvert que le sang était le plus beau liquide, le feu le plus bel élément, et l'odeur des corps calcinés une douce fragrance. Ce n'est que plus tard que je compris qu'Aegnor avait tué bon nombre d'animaux de la forêt et les avait fait brûlé. Peu à peu, la malédiction c'était propagée... Et j'espérais que tout s’arrêterait là, dans cette forêt calcinée. Pour moi, plus personne ne devait mourir par le feu. J'en avais peur, j'avais peur de cet élément rouge et orangé, voire doré, qui émettait cette chaleur maudite, dévorant tout sur son passage avec gourmandise...
A présent, je n'était vêtue que de haillons, et je traversais ce qui restait de la forêt pieds nus, dans la nuit, le froid me dévorant mais ne perdant pas courage. Je devais fuir, oublier...

Ce n'est que plus tard que je découvris une ville. Dans mes haillons, tous me regardait. Celles qui vendaient leur corps me regardaient de haut mais je n'y prêtait pas attention. Celui qui vendait les corps des autres me regardait lui aussi de haut J'avais peur dans cette ville, tout m'était étranger. A ce moment, je commençais à douter de tout et de tous : « Suis un garçon ? Une fille ? Où suis-je née ? Quand ? Qui est ma mère ? Suis-je folle ? »
Et j'avançais. Jusqu'à que celui qui vendait des corps me frappa de sorte à m'endormir. C'est après ça que je finis par me retrouver sur l'estrade où une jeune femme me découvrit et donna un bon prix pour m'acquérir. Elle n'était pas de celles qui vendaient leur corps, mais elle faisait partit de ceux qui exerçaient leur art, reniés de Dieu et de l’Église. C'est à ce moment là que je devins une saltimbanque, transportant une sorte de malédiction sans même réellement le savoir...


« לוליין והמכשפה... ~ Il saltimbanco e la strega... »

Les saltimbanques étaient rejetés de l’Église car ils éloignaient les gens du regard de Dieu. Personnellement, je ne croyais pas en Dieu : tout simplement parce que l'on m'avait apprit à ne croire qu'aux esprits de la forêt ; auxquels je ne croyais plus à présent...
La femme qui venait de m'acheter avait de longs cheveux blonds et des yeux d'un bleu magnifiques. Elle était comme une nymphe, venue jusqu'ici pour me sauver. Par la suite, je la définissais d'ange puisque cela lui convenait tout autant et était bien plus utilisé dans la contrée où j'étais. De la jeune femme, je ne compris qu'une chose : elle s'appelait « Laeticia » . Je ne compris que plus tard que cela avait un rapport avec le sourire : et quel doux rapport lorsque son sourire illuminait notre journée ! Mais à cette époque, je ne comprenais rien de ce qu'elle disait. Après tout, nous ne parlions pas la même langue. Elle aussi ne comprit que mon nom mais faisait toujours des lapsus : tellement que je m'y habituais. En effet, au lieu de m'appeler « Maxeian » , elle m'appelait « Maxeen » . Et c'est à force que je fus renommée « Maxeen » . Je n'avais alors que dix ans, et j'eus trois ans pour apprendre plusieurs langues : la première fut l'italien, car c'était dans cette contrée que nous exercions notre art. La seconde fut le germanique bien que je ne compris jamais pourquoi ; tout comme le britannique, le russe et le français. Mais je n'eus pas le temps d'achever mon apprentissage entre les langues et les tours d'acrobates. En effet, ce fut suite à un numéro que Laeticia fut soupçonnée d'être une sorcière.

    « Dis, Laeticia, on va faire quoi aujourd'hui ?
    - Nous allons sauver un homme, il a besoin de nous.
    - Pourquoi il a besoin de nous ? Il a fait quelque chose de mal ?
    - Non, le mal l'a juste possédé. Il souffre, et nous devons le soulager de ce mal...
    - Il a mal ? Il est malade ? Dis, il va se passer quoi ?
    - Tu verras en temps voulut, Maxeen... »


Ce jour là, nous étions partie exorciser un prisonnier qui divaguait : en effet, tous nous prêtait des pouvoirs de purification, même si je n'étais jamais venue assisté à ce genre de chose. De ce fait, après un passage à l'église de la ville pour faire une offrande, nous étions partie exorciser ce prisonnier. Par ailleurs, des hommes d’Église étaient présent sans que nous le sachions : ils nous espionnaient et je ne m'étais douté de rien, Laeticia non plus. L'exorcisme du prisonnier enchaîné commença : Laeticia utilisa l'eau que nous avions rapporté pour rincer le visage de l'homme, une sorte de purification du corps. Par la suite, elle posa son front sur le sien et prononça des mots... Le l'elfique. J'étais choquée que Laeticia sache parler cette langue : depuis quand ? Avait-elle fait exprès de ne pas me comprendre lorsque je lui parlais en cette langue ? Faisait-elle exprès d'écorcher mon nom ? Je ne comprenais pas, je ne comprenais rien. Elle m'avait éduqué depuis mes treize ans, après cette malédiction, et elle m'avait caché qu'elle pouvait parler l'elfique ? Ma confiance envers elle était ébranlée, presque morte...

Lorsque le prisonnier s’évanouit, je reculais. Je pleurais. Je ne lui faisais presque plus confiance, à cette amie qui m'avait trahie. « Mannan ? » Oui, « Pourquoi ? » . Elle ne me répondit pas, m'adressa juste un petit sourire comme elle en faisait d'habitude. « Mannan?! » demandais-je en criant. Mais elle n'eut pas l'occasion de me répondre : les hommes d’Église se saisir de nous. Ils nous emmenèrent dans un lieu secret pour nous interroger. Personnellement, je gardais le silence malgré les mauvais traitements que me faisait subir ces hommes. C'est alors qu'un homme, semblant plus important, intervint. Il les prévint que j'étais ensorcelée par la sorcière, que cette dernière avait tout avoué. Il fallait seulement me faire manger le corps du Christ. J'étais choquée par cette révélation... « Niben... » chuchotais-je sans qu'ils ne m'entende... « Inutile »... Car je n'étais pas ensorcelée, ni possédée. Finalement, je finis par m'évanouir avant que l’hostie consacrée n'ait touchée mes lèvres. Alors le prêtre considéra que je n'étais plus ensorcelée. Pendant ce temps, un bûcher était installé pour Laeticia : ce serait la fin.

Alors que je me réveillais, je vis dehors une fête. Cela me rappelait ces doux moments avec Laeticia, lorsque nous exercions nos talents... Avant qu'elle ne me trahisse. Je parvins à sortir de la chambre où j'étais par la fenêtre pour me diriger vers le lieu de la fête. Tout le monde riait, dansait, tous étaient insouciants, même les plus vieux. C'est alors que je vis le bûcher où Laeticia était accrochée : un bûcher en forme de croix. La « sorcière » était dans la position du Christ, mais le sang ne coulait pas : heureusement pour elle, aucun pieu ne retenait son corps sur le bûcher, juste des cordages faciles à défaire. Elle était inconsciente : ou peut-être faisait-elle semblant ? Je le regardais de plus prêt jusqu'à qu'un homme me cria de ne pas l'approcher plus avant d'être possédée. Je reculais. Cet avertissement me rappelait Aegnor : possédé par la malédiction de son nom. Non, je devais oublier. Et pourtant j'y pensais, sans cesse. Je fuyais la place de la ville pour me coller contre le mur d'un bâtiment, histoire de mieux réfléchir. Il est vrai qu'Aegnor avait rencontré Elwind juste avant leur futur mariage. Ce jour là, peut-être le feu avait-il été séduit par les étoiles ? Mais la voûte retenait ces étoiles et le feu ne pouvait le permettre, alors peut-être était-il devenu tellement cruel et jaloux... Tellement pour tuer tout ce qui se trouvait sur terre et dans le ciel, mais sans pouvoir toucher à la fleur de lys, sauvée par la voûte étoilée en feu... C'était mon interprétation enfantine, que je préférais à la réalité. C'est alors que j'entendis le prêtre parler, répéter un sermon apprit par cœur. Non, c'était « Gloria » . Et je la connaissais, par cœur malgré le fait que je n'ai jamais eut l'occasion d'entrer dans une église pour l'entendre : je ne l'avais apprit que parce qu'un gamin la répétait dans la rue. J'avais bonne mémoire pour retenir les paroles, et c'était pour cela que j'avais des facilités en langue... Et finalement, j'en arrivais à ce moment... Où le feu était allumé... Où je perdais encore une fois un être cher, cette amie, cette ange... « Je ne pardonnerai jamais à ceux qui t'ont traitée de sorcière ! »
Et c'est à ce moment là que la malédiction qui empoisonnait ma vie commença à se manifester...


« הפשע... ~ Il crimine... »

Je décidais, pour ce crime commit par cette ville et l’Église, de mettre fin à tout cela. Alors que je me demandais comment venger Laeticia, je me rendis compte d'une chose : je ne pouvais échapper au crime, à l'appel du sang. Pourquoi ? Car je n'étais pas la fille de Père. Je le savais depuis que Mère en avait parlé avec « Valaraukar » , dit le « démon de la terreur » . Le père d'Aegnor. Mon véritable père. Mère n'avait pas eut le courage de résister plus longtemps à son amour de toujours. Et elle lui avait tout dit, tandis que j'étais cachée sur une branche de notre arbre, à écouter. Je voulais savoir pourquoi Mère avait fait appel à cet homme que l'on disait cruel. Finalement, la fleur de Lys allait être souillée par le sang, peu importe ce que m'avait dit Argawaen. Après tout, pourquoi ces êtres devaient survivre à leur crime ? Si mon père était en réalité un démon, alors j'en serai un. C'est pour cela que l’Église me surnomma le « Démon Blanc » pendant le massacre. En fait, je m'étais contentée de provoquer un incendie dans plusieurs endroits de la ville, pour attendre les villageois à la sortie. Je les tuait tous avec la dague de mon frère, récupérée juste avant de m'être enfuie. Alors que j'allais tuer un villageois, je sombrais dans une sorte trou noir, dans le sol. J'étais couverte de sang et mes habits étaient légèrement calcinés. Je n'ai jamais sut où j'étais, pourquoi j'étais là, mais toujours est-il que je me suis retrouvée dans une pièce remplie de poupées loin d'être silencieuses... « Qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas une humaine ! Ce n'est pas une humaine ! »
Non, je n'ai jamais été humaine. J'étais, à la base, une elfe. La dernière. En fait, j'étais surtout une dégénérescence de l'Homme, mais je n'ai jamais été considérée comme humaine. Ces poupées, donc, ne m'apprenaient absolument rien. C'est alors qu'une jeune fille, toute de blanc vêtue, apparut. Elle avait les cheveux bien plus clairs que les miens, et semblait bien plus innocente et plus jeune...

    « Silence ! Vous importunez mon invitée ! »


Pourquoi était-je ici ? Était-ce mon châtiment pour le crime que je venais de commettre ? Je croyais que j'allais mourir. Dans tout les cas, il fallait que tout se termine un jour : tout mes crimes, le sang dans mes veines. Alors je regardais la jeune fille droit dans les yeux, mais elle me sourit alors que je m'attendais à tout autre chose. J'étais surprise, comprenant qu'elle ne savait pas ce qui s'était produit dans le monde réel. Car je savais que ce n'était pas le monde d'où je venais.

    « Allez, viens ! Prenons le thé ! Jack devrait bientôt arriver ! »


Jack ? Qui était Jack ? Mais après avoir bu le thé avec cette jeune fille, je ne me souvenais plus de rien : je savais juste que j'avais servit de poupée à cette jeune fille de part la manière dont j'étais vêtue. Une robe de poupée, bleue... Mais tâchée de sang. Lorsque nous prenions le thé, tout était en ordre, intact. Lorsque je me suis réveillée, je me retrouvais dans le noir, parmi des morceaux de mur, de meubles, et de bien d'autres choses. Je ne comprenais rien : que c'était-il passé ? Je voulais sortir d'ici, partir loin, dans une ville paisible ! Je l'espérais tant, le désirais tant, que mystérieusement je parvint à retourner dans le monde réel. « Mais combien de temps suis-je restée en ces lieux ? »
Endormie, je me retrouvais dans une forêt, parmi les ruines d'une ville plutôt ancienne. Je n'ai jamais comprit ce qu'il s'était passé juste avant que je n'arrive là, mais j'avais l'impression de connaître ces ruines. Pourtant, je ne m'y suis pas attardée : j'étais presque inconsciente, fatiguée, et pourtant je devais marcher jusqu'à la prochaine ville. C'est comme cela que j'arrivais dans une Leverru en fête. M'écroulant alors que les citadins me regardait bizarrement, je ne pouvais plus rien dire, rien faire, ni entendre. Ma vue se troublait, puis elle se teinta de ténèbres. Pendant ce temps, je me souvenais de l'inizio della maledizione, le début de la malédiction.

Lorsque je me réveillais, j'étais dans une petite chambre presque vide : juste un lit, une table sur laquelle était posée une lampe, et une petite penderie. Le sol était en bois et lorsque je posais mon pied grinçait. Ce bruit me fit légèrement sursauter, et je me mis à marcher sur la pointe des pieds de sorte à éviter de multiple grincement. C'est alors qu'une personne ouvrit la porte. Pendant un moment, je fus prise de peur et eus pour premier geste de faire un bond pour reculer. De ce fait, je me retrouvais quelques mètres plus loin de la porte, près d'une fenêtre dévoilant un petit marché d'objets antiques. La personne qui venait d'ouvrir était un jeune homme, qui devait avec mon âge. Il était roux, et sa peau pâle était tâchée de petits points marrons. Il me faisait penser à un enfant de mon village natal qui devait avoir le même âge que moi lorsque la tragédie se produisit. Toujours est-il qu'il prévint d'une voix forte la propriétaire de l'établissement. Alors je fus conviée à manger de sorte à mieux me remettre de ma fatigue. Il s'agissait d'une petite auberge juste à côté d'une librairie. Il y avait beaucoup de monde et je me souvins que tous me regardaient, moi et mon apparence si étranges. Finalement, certaines personnes me posèrent des questions. A cette époque, tous me semblaient être les pires monstres, des intéressés qui voulaient juste satisfaire une certaine vanité. Je prétendais avoir tout oublié de mon passé, et je fus prise en pitié. Pourtant, j'ai toujours haït le fait d'être prise en pitié mais cette fois-ci il me fallait le supporter. Je les regardais avec une certaine peur. Cela dura au moins une année. J'avais tellement peur des autres suite au sang qui coulait dans mes veines : et si il advenait que je détruise cette ville ? Une année à travailler dans cette auberge, à prendre des jours de repos en prétendant être malade. Lorsque j'étais dans ma chambre, seule, avec une tisane sur la table, j'admirais la dague de mon frère. Il y avait écrit dessus, en une langue qui m'était étrangère, quelque chose. Je voulais tellement savoir. Et pourtant, je restais là à espérer la mort.

Pourtant, je ne pus rester dans cette situation. Un jour, je vis une personne écrire dans l'auberge. Prise d'une folle curiosité ; ce qui ne me ressemblais guère ; je regardais cet homme avec une cape blanche peindre les mots pour en faire une toile de phrase. Il s'agissait d'un écrivain. Depuis toute petite, j'ai toujours été intriguée par les écrits. En tout cas, la patronne me remarqua et me fit appeler. C'est alors qu'elle me parla d'un vieil homme qui cherchait quelqu'un pour travailler dans sa librairie. Je compris de suite où elle voulait en venir, refusant en premier temps mais je changeais très vite d'avis lorsque l'homme à la cape blanche s'en alla...


« חשוב על המתנה... ~ Pensare al presente... »

    Oui, c'était lui que j'avais rencontré dans cette rue, lorsque je ne pensais pas encore à mon passé... Je regarde autours de moi : personne ne m'avait remarquée, j'avais apparemment juste l'air d'une personne aux cheveux couleur de lune. Je pense que je devrais rentrer chez moi, dans cette petite chambre avant de recommencer cette noyade dans les eaux profondes de ma mémoire...


J'étais donc partie à la librairie de sorte à parler à ce vieil homme. Lorsqu'il me vit, il fut en premier temps surpris. Ce n'est qu'après qu'il déduit que j'étais venue pour le travail qu'il proposait. Je ne sais pas comment, je n'avais fait que regarder ce qui m'entourait. Je pense qu'il s'agit d'une de ces personnes capables de lire dans l'esprit des gens... ? Toujours est-il que je fus rapidement employée. Cet homme devait vraiment me faire confiance : il savait que j'avais une arme sur moi...

C'est comme ça que je finis par rencontrer beaucoup d'écrivain. Tous au départ me prenait pour une illusion ou un fantôme : sauf un. Un dramaturge, qui était venu dans cette ville temporairement de sorte à s'en inspirer pour une de ses pièces. En effet, ce n'est qu'après une longue discussion que je découvris qu'il écrivait aussi bien des romans que des pièces de théâtre. Par ailleurs, je n'ai jamais eut l'occasion de lire un de ses écrits ce qui m'aura toujours fait regretter sa mystérieuse disparition. C'était un véritable pervers, en tout cas avec moi. La première fois que nous nous sommes vu, je portais une robe qui m'avait été offerte pour mon « anniversaire » ; ou du moins, le jour de mon arrivée dans cette ville. Il était parvenu à se glisser derrière moi de sorte à soulever le jupon de ma robe. Bien entendu, j'ai immédiatement réagit en lui mettant un coup dans le visage.

    « Vous êtes vraiment violente, mademoiselle !
    - Seulement avec ceux qui m'importune, monsieur...
    - Dommage, vous êtes tellement jolie ! J'aurais préféré vous voir rougir face à mon geste !
    - Ne pensez pas que je sois comme cela : les apparences sont trompeuses...
    - Et pourtant, en vous voyant aujourd'hui, je me le demande... »


Je ne me souviens plus de la suite de notre discussion, mais il ne cessait de prouver à quel point il pouvait être un obsédé, notamment à cause de ses insinuations peu délicates. Je devinais parfaitement ses attentions mais je ne comptait pas céder à ses avances. Cet homme aux cheveux roux ; quoi qu'ils possédaient un peu d'or en leur reflet qui me faisait penser au soleil ; avait dans son regard quelque chose qui me semblait familier. Ils étaient d'une couleur bien étrange pour un humain : un marron clair avec des reflets d'or. Légèrement coloré au niveau de la peau, je retrouvais pourtant quelques taches de rousseur. Il était mignon, mais sa perversité devait éloigner toutes les jeunes filles qu'il devait fréquenter ! Je remarquais facilement qu'il était un peu excentrique. En effet, je remarquais que le bord de ses oreilles était bordé d'une sorte de longue boucle d'oreille en argent. Personnellement, je préférais la simplicité des miennes. Juste deux ronds sans rien d'autre. Après tout, je ne pouvais pas cacher mes oreilles d'elfe.

Par la suite, nous nous sommes rapprochés, mais j'ai toujours refusé de le tutoyer : après tout, je ne faisais jamais ça, avec personne même avec ceux que je ne connaissais pas. C'était bien trop vulgaire à mon goût et je devais le respect aux autres. Ou peut-être était-ce parce que je n'avais pas réellement d'ami ? Toujours est-il que pendant une année entière, nous nous sommes fréquentés comme de bons amis. Il me faisait souvent des remarques obscènes ; comme sur le fait que ma poitrine était à l'étroit dans certaines de mes robes ; ainsi que des gestes peu galants ; comme soulever ma jupe. Mais il y avait aussi de la tendresse chez lui. La seule fois où il m'avait touché était lorsqu'il m'avait prit la main pour m'aider à ranger un livre. Après avoir rangé ce livre, il ne m'avait pas lâché la main ce qui était pour moi quelque peu gênant, surtout sachant qu'il commençait à la caresser tout en la regardant longuement. C'est ce jour là qu'il me fit le plus de compliments et des plus courtois ; ce qui changeait réellement venant de sa part. Mais sa dernière parole juste avant qu'il ne disparaisse révélait ses véritables intentions... « Je t'assure que si je t'avais épousé, avec les formes que tu as, tu ne serai pas restée longtemps vierge ! »
A ce moment, je l'avais longuement regardé avant de me retourner pour rentrer chez moi. Je me doutait qu'il était un véritable pervers mais de là à faire de telles avances ! Et un jour, il disparut, laissant un vide dans mon cœur. Je crois qu'il était mon seul et véritable ami, bien que j’eus oublié son nom peu de temps après. Pourquoi ? Pourquoi avoir oublier le nom de ce seul ami ? Celui qui me comprenait le mieux ? Car moi-même je ne me comprenais pas. Pourquoi ce jeune homme aux cheveux roux était-il partit ? J'avais tout de même peur qu'il ait disparut dans ce lieu où j'étais resté enfermée en tant que poupée. Ce n'est que quelques mois plus tard qu'un mot me parvenu, une déclaration des plus frappante qui reste encore dans un des tiroirs de ma table...

    « Chère Maxeen,
    Je n'ai jamais comprit pourquoi tu ne voulais me tutoyer. Enfin, là n'est pas la question !
    Je voulais juste te rassurer pour te dire que je n'étais pas partis très loin.
    En fait, je suis en voyage : je suis resté trop longtemps à Leverru !
    Le temps passé avec toi restera à jamais gravé dans ma mémoire.
    Tu me manques déjà, ma petite elfe aux formes de rêve.
    Dommage que nous n'ayons pas put partager le même lit !
     »


Il n'y avait pas de nom sur le mot, mais il faillit me faire rire : surtout le message de la fin. Il ne changerait jamais. Toujours est-il qu'il reste mon meilleur souvenir dans cette ville ! Mais heureusement, je n'ai pas cédé à ses avances. Après tout, je n'ai jamais été amoureuse de lui, je l'ai juste considéré comme un ami. C'est peut-être un peu triste pour lui, non ?
Mais à présent, je vis ma vie. Toujours froide, gardant mes distances... Je crois que je ne suis pas prête de changer pour le moment. Peut-être un jour cela arrivera, mais certainement pas pour le moment. Actuellement, je dois trouver la signification de l'écrit sur cette dague. Tout ce que j'ai apprit pour le moment, c'est qu'il s'agit d'un texte écrit en hébreu. Mais j'ai aussi un autre but... Tout simplement répondre à mes questions. Découvrir quel était ce monde dans lequel j'ai été enfermée... Car ce n'est que récemment que j'ai découvert que j'y avait été prisonnière durant plus d'un siècle... Et qui était cette fille en blanc ? Qui est Jack dont-elle parlait ? Je n'ai plus qu'à le découvrir par moi-même...



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