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Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre]

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Maxeen
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MessageSujet: Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre] Mer 23 Mai - 18:35

« That is why I am alive... »


Aujourd’hui encore, venait un écrivain. Cette librairie semblait devenir de plus en plus célèbre : beaucoup prétendait y avoir trouvé l’inspiration et de ce fait le succès. Mais jamais la raison ou la cause de cette soudaine inspiration était énoncée. Pourquoi? Car c’était le mystère de la librairie. Par ailleurs, certains prétendaient y ressentir une étrange ambiance, un mystère dans l’air. Certes, il y avait beaucoup de choses étranges dans cette librairie : des livres de tous âge et tous genre ; un vieux libraire peu aimable et toujours plongé dans ses livres hormis lorsqu’il parlait d’argent ; une architecture mélangeant le moderne de l’époque et les anciens temps ; trois étages et au dernier une étrange jeune fille aux cheveux claire de lune. Grâce à tous les livres, les recherches étaient rapidement effectuées. Le libraire ne cessait de demander la tranquillité et le silence, et le peu de personnes venant dans cette librairie repartaient rapidement suite au comportement du vieil homme ce qui garantissait un silence digne d’un monastère. L’architecture très particulière pouvait inspirer les auteurs dont le désir était de créer un décor étrange, original et peut-être chaotique dans les extrêmes. Quant aux trois étages et à la jeune fille, ils permettaient simplement de ranger les livres pour mieux les retrouver. Et pourtant, il y avait quelque chose d’étrange dans cette librairie que chacun pouvait sentir. Un mystère, une aura… Cela attirait quelques gens, mais seuls les écrivains restaient et quelques très rares personnes : et pourtant, les affaires de ce petit commerce étaient presque à leur apogée. Pourquoi? Personne n’en connaissait la raison, mais certains soupçonnaient une toute autre activité derrière cette simple librairie. Comment pourrait-elle tenir sans nul ; ou presque ; rendement? Là était le mystère…

Je comprenais tout à fait les doutes à propos de cette petite affaire, et pourtant ; du moins que je sache ; le propriétaire n’effectuait aucune autre activité. Il était bien trop usé pour cela. Tout ce qu’il faisait était, d’en quelque sorte, de vendre des informations. Je ne comprenais pas les mauvaises langues qui s’acharnaient contre ce pauvre homme qui tentait de faire tenir sa librairie ; il y arrivait d’ailleurs très bien ; et je n’aimais pas ça. Pourtant, je ne m’exprimais pas à ce propos, me contentant de ranger les livres. Après tout, les écrivains qui passaient par-là ne rangeaient jamais les livres à leur emplacement initial ce qui me garantissait un travail plus ou moins fructueux. Fréquemment, l’on me demandait d’apporter des livres. Quelques fois, les artistes littéraires faisaient l’éloge de ma chevelure, ou bien de mon œil bleu. D’autres fois, j’étais presque entièrement décrite mais personne n’osait parler de mes ongles noirs ou bien de mon œil aveugle. Seule une personne avait osé me décrire telle que j’étais. Mais c’était il y a déjà un peu plus d’un an et le nom de ce dramaturge m’est littéralement sortit de l’esprit. Un véritable pervers mais aussi un bon ami : le seul qui avait vraiment réussit à me comprendre. A présent, je restais là dans cette bibliothèque. Je n’attendais pas son retour, je ne faisais que patienter en attendant une personne capable de me comprendre, moi et mes crimes. Mais je ne pense pas que ce genre de personne existe ou du moins ce serait vraiment un miracle de rencontrer quelqu’un comme tel! Il n’y avait plus d’elfe pour comprendre le début de mon histoire, et quant aux autres, ils ne comprendraient jamais l’histoire de mon espèce ou celle de Laeticia. Après tout, les humains sont égoïstes et retirent une grande satisfaction personnelle à se vanter et se moquer. Triste vérité, non? Pour moi, ces êtres seraient toujours les mêmes bien qu’il doit exister quelques rares exceptions. Mais pour le moment, je devais ne plus y penser.

Rangeant un livre suite au passage d’un écrivain comme un autre, je regardais par la fenêtre : une des seules lumières dans ce monde d’histoire, de pages et de mots. Le troisième étage rassemblait tous les livres historiques que la librairie possédait. Certains parlaient de la création du monde plus ou moins religieusement, d’autres des guerres… Il y avait beaucoup de livres historiques dans cette petite librairie, mais les livres dont le nombre était le plus important étaient les fictifs au second étage. Quant au premier étage, il regroupait les livres écrits en langues étrangères ou ceux que l’ont pourrait qualifier de « scolaire » : apprentissage des sciences, mathématiques, langues… Si je m’installe toujours au dernier étage de cette entreprise, c’est tout simplement parce que presque personne ne vient : seuls les écrivains s’aventurent ici et ce n’est que pour la recherche d’information. Rien d’autre. Peut-être que l’inspiration mystérieuse touchant ces artistes venait de la qualité de nos documents? A vrai dire, je n’ai jamais vraiment regardé les livres d’histoire. Je considère que les connaissances ce font avec la vie. Peut-être qu’un livre sur les guerres pourrait m’intéresser… Mais ce « peut-être » confirme bien le peu de probabilité. Après tout, il n’y a aucune guerre dans mon passé : juste le massacre d’une espèce par un parent direct de ma famille et celui d’un village réalisé par mes propres mains. Peut-être que ce dernier massacre était retranscrit dans un de ces livres? A vérifier. Pourtant, cela ne m’intéressait guère : le passé reste le passé et je n’ai que le présent à vivre. Même si le massacre d’une ville pouvait se retrouver dans un de ses livres, il ne serait pas précisé les causes. Juste les conséquences. Des morts, la ville détruite. Et peut-être une popularité grandissante pour la religion. Voilà tout ce que je retenais des plausibles conséquences de mon acte. Mais après tout, à quoi bon y penser? C’était il y a plus de cent années, et cela ne ferait jamais revenir Laeticia. Elle était morte, et son corps de cendres à présent éparpillé à travers le monde. Mais jamais je ne pourrais oublié cette nuit-là.

Finalement, je me dirigeai vers la table juste à côté de la fenêtre. Je n’avais plus qu’à regarder le paysage en attendant que la journée se termine! Car je ne pense pas qu’un être vienne en ces lieux pour vérifier ses connaissances en histoire ou pour rechercher des informations. J’étais seule. Si seule. Afin de compte, je perdais toujours les êtres que j’aimais. Triste vérité qui pourtant ne m’encourageais pas à abandonner la vie : tant que j’aurais un but et des questions je resterai en vie. De plus, les plus vieux de mon espèce avaient vécus jusqu’à trois-cent ans sans nulle maladie. Autant profiter de cette longue vie pour répondre à toutes mes questions! Mais pour le moment ; et ce fut une sorte de question pour m’encourager à rester en vie ; je me demandai toujours si « ce » massacre avait été retranscrit dans un livre. Je recherchais dans les guerres et massacres du siècle précédents, pour enfin trouver un ouvrage sur ce sujet. Mais en le saisissant, j’eu le malheur de le faire tomber : ma vue était défaillante et le fait de mal percevoir la perspective était un grand handicap…




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MessageSujet: Re: Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre] Dim 10 Juin - 13:31

Aucunes missions aujourd'hui. Aucuns rendez-vous de prévu non plus. Ne rien faire n'est pas bon pour moi, à mon avis. J'ai l'impression que mon cœur ressemble à une grande étendue de neige. Douce, vide, sans couleur. Est ce aussi de la mélancolie que je perçois ? Est ce pour cela que la neige blanche qui recouvre mon cœur, le refroidit autant qu'elle le ferait avec le corps humain ? La mélancolie est juste un état de l'esprit humain : quelque chose qui pousse l'âme au désespoir ou peut-être qui l'empêche d'être désespérée ? Je n'en ai aucune idée. Il parait que l'humain n'utilise que 10 pour cent de son cerveau, pourtant cette seule partie est aussi difficile à comprendre que la logique des fin-fonds de l'Abyss...
Quoi qu'il en soit, pour ne pas continuer à tergiverser sur le fonctionnement du cerveau humain, je dois absolument faire quelque chose. Je sortis du QG en robe blanche et verte et me dirigeait vers la ville la plus proche. En passant la porte d'entrée de la ville, comme la plus grande partie des moments où j'entre dans une ville, j'ai pensé à Sabrie. Cette ancienne ville a été transformée en ruine par une chose qui a aussi détruit le cœur des survivants. Je ne pardonnerais jamais aux responsables de ceci. Jamais. Ce mot est empreint de fatalité, vous ne trouvez pas ? J'utilise ce mot à tort car peu de personnes sont capables de ne jamais faire quelque chose, et je ne fais surement pas partie de cette minorité.
Tout en pensant à ceci, j'arpentais les ruelles étroites de la ville, évitant les rues commerciales bondées de monde. La foule était la première chose que je voulais éviter. Il n'y a rien de pire pour moi que les bousculades et la sensation d'emprisonnement qui me prend qu'en je me trouve dans un lieu rempli de personnes. A un tournant, je tombais nez à nez avec une grande librairie qui attira tout de suite mon attention. Son étrange architecture m'interpella et, une aura tout aussi étrange en émanait. En lisant l'enseigne, je me rappelais que plusieurs auteurs racontaient à tout vas qu'ils avaient retrouver de l'inspiration en venant ici. Intriguée, j'entrais à l'intérieur en poussant délicatement la porte. Un silence de mort régnait à l'intérieur, ce qui me fit du bien après les centaines de bruits du quotidien qui envahissaient les rues. Dès que j’eus fermé la porte dans un petit claquement, un vieil homme, que j'identifiais comme le libraire, demanda le silence. L'ignorant, je m'approchais des rayons, et décidais de me rendre à l'étage des livres historiques. J'essayais de monter l'escalier le plus silencieusement possible, entendant toujours les vociférations du propriétaire. Quand j'arrivais en haut, j'aperçus une jeune fille aux cheveux de lune qui était en train de chercher un livre. Je n'arrivais pas à voir ses yeux et j'en été déçue : je dis toujours que les yeux sont le reflet de l'âme des humains. Un bruit sec se fit entendre et je remarquais qu'elle avait fait tombé le livre qu'elle avait pris. Je me penchais doucement, espérant que le libraire ne m'entendrais pas et lui tandis, avec un sourire, le livre que je venais de ramasser. Je décidais de ne rien dire, ne sachant pas quels mots je pourrais faire sortir de ma bouche, pourtant, je ne pus m'empêchez de dire quelque chose. On pourrait dire que les humains ont une irrépressible envire de parler.

- Tenez, Mlle.

Je lus la couverture de l'ouvrage. Apparemment ça parlait d'une espèce de guerre ou de massacre. Je me demande ce qui peut l’intéresser dans un tel livre... En même temps chaque personne possède des secrets enfouis au plus d'eux mêmes...
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MessageSujet: Re: Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre] Dim 10 Juin - 15:21

Pourquoi étais-je née ainsi ? Non, ce n'était pas cette apparence qui me donnait l'air d'un fantôme. Encore moins cette vue défaillante. Je me demandais cela car j'avais cette nette impression d'être morte à la naissance. De n'être qu'un corps, dépourvu d'âme. Et pourtant, j'existais, marchais, parlais... J'étais en vie. Alors, pourquoi étais-je née avec cette impression depuis ma « plus tendre enfance » ? Oui, depuis mes plus lointains souvenirs, je m'étais souvent posée cette question. Père et Mère ne pouvaient y répondre, mon frère et ma sœur non plus. J'étais seule avec cette impression. Peu importe les voyages, les rencontres, j'avais cette impression de ne plus être humaine. … Non, je n'avais jamais été humaine. C'est vrai, j'étais une « elfe », une dégénérescence de l'homme. Née avec des oreilles pointues, un corps svelte dès la naissance... Et ces yeux bleus, dont l'un était devenu d'un gris métallique, froid. Un œil aveugle qui handicapait mon être malgré le fait qu'après des années je m'étais accoutumée à cette vision partiel, quelques fois sans perspective. Et aujourd'hui, c'est comme cela que je percevais les choses : comme sur une feuille de papier. Cela ne m'arrivais que de rare fois, mais me surprenait toujours. C'était peut-être pour cela que mon sens du touché était un peu plus développé ? De même pour mon ouïe et mon odorat ? Ou peut-être était-ce dû à mes origines...

Le livre était tombé sur « cette » page. Comme par hasard, ce petit massacre d'une nuit y était relaté. Je n'osais toucher le livre, me contentant de le regarder. Avais-je peur ? Moi ? Le Démon Blanc ? Celui qui ne ressentait jamais rien ? J'étais encore « innocente » dans mes sentiments, neutre dans tout les cas. Et pourtant, j'avais ce sentiment de révulsion. Pourquoi un simple livre, en quelques secondes, me faisait un tel effet ? J'avais l'impression que des heures s'écoulaient tandis que je regardais ce livre mais tout n'était qu'une histoire de seconde. J'en étais certaine. Après tout, je ne pouvais pas lire aussi lentement quelques lignes tandis que ma vue se troublait. Peut-être qu'inconsciemment je ne pouvais supporter mon crime ? Et pourtant, il coulait dans mon sang. Ce crime, les flammes, le sang. Tout simplement. C'était un crime sans pareil. Une jeune fille aux cheveux d'argent dont l'apparence paraissait innocente, commettre un tel massacre pour se venger de la mort d'une seule personne. Mais après tout, nous sommes fous au point de commettre des atrocités sans pareil auxquelles nul ne souhaitait penser.

Tandis que j'étais plongée dans mes ténébreuses pensées, une jeune fille ramassa le livre. Une robe blanche et verte, délicate. Des cheveux longs et blonds comme le soleil. Je ne parvenais pas à voir ses yeux, restant troublée par cette apparition. Des cheveux blonds comme le soleil... Ma chère sœur, n'avais-tu pas les mêmes ? Resplendissant, les plus beaux. Seule cette promesse sous forme de mèche noire souillait tes doux cheveux. Mais maintenant, Elwing n'était plus là. Combien d'années s'étaient écoulée depuis le massacre de notre petit village ? Plus d'un siècle, certainement. Mais je ne devais plus y penser.
Je parvins à deviner que la jeune fille regardait le titre du livre. Peut-être était-il étonnant pour elle de voir quelqu'un s'intéresser aux divers massacres historiques... ? Peu importe, j'avais mes raisons. Me tendant le livre, elle prononça ces quelques mots tandis que je me relevais...

« Tenez, mademoiselle. »

Nos regards se croisèrent tandis que je la remerciais avec un signe de tête. Mes lèvres bougeaient mais aucun son n'en sortit. Il m'arrivait souvent d'avoir ce genre de réaction. Peut-être de la gêne, de la timidité. Je ne sais. Personnellement, je ne pense pas pouvoir me comprendre. Elle avait des yeux d'un vert étrange, avec des reflets d'or. Ils étaient vifs, grands ouverts, plein de vie. Pourtant, je sentais quelque chose en elle. Je ne savais quoi, mais quelque chose que je qualifierais de « sombre ». Mais c'était loin d'être mes affaires. Après tout, chacun avait sa part d'ombre, non ? Plus ou moins grande. La mienne devait certainement s'étendre au plus profond de mon cœur. J'avais un passé tellement sombre que cela devait jouer sur ma propre personnalité. Comme chacun d'entre nous. Après tout, notre caractère est influencé par notre éducation et notre passé. Et j'ai toujours été élevée pour ne rien ressentir ; et certainement pas l'amour, ou bien la rancune. Mon œil aux nuances du froid métal devait certainement refléter cette part de moi-même. Quant à mon œil encore voyant, je ne savais ce qu'il pouvait refléter. Certainement de la mélancolie, et autres sombres sentiments. A vrai dire, je ne le savais. Je n'osais presque jamais me regarder dans un miroir : mes longs cheveux d'argent suffisaient à m'en dissuader. A vrai dire, je les voyais toujours couvert de sang : comme lors de cette nuit-là...

Me dirigeant vers la table, près de la fenêtre, je sentis mon handicap reprendre. Je tentais de saisir la chaise mais je crois qu'elle était plus loin. Je me rapprochais jusqu'à que mon pied touche la table. Parvenant enfin à saisir la chaise, je m'assis. Mais mon œil gris était aveugle, pour voir l'extérieur, il me fallait tourner la tête. C'était triste, dans un sens. Cet œil était peut-être ma punition ? Une punition donnée avant même que je n'ai commit mon crime. Je recherchais cette fameuse page, sur le massacre que j'avais commit. Dans le sommaire, je vis enfin ce qui m'intéressait : « Le Massacre de la Nuit de Fête ou lorsque la vengeance de la Sorcière s'abat » … Je doutais que ce fut la vengeance de la « sorcière ». Page cent trois. Je commençais à lire, doucement. Une chose m'horripilait dans ce récit : tout accusait la « sorcière » et son « démon ». La « sorcière » avait été brûlée suite à des sacrifices d'enfants. Et son « démon » dévorait les restes pour ensuite déposer les os devant la maison des parents. Je ne pus retenir un soupir de désespoir face à ces foutaises ainsi que quelques mots révélateurs, prononcés à basse voix...

« Accuser une femme d'un crime qu'elle n'a jamais commit... Voici ce que l’Église était capable de faire pour brûler des soient-disant « sorcières »... »




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MessageSujet: Re: Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre] Lun 11 Juin - 13:09

Certains humains n'aiment pas la différence, mais je n'ai jamais compris pourquoi. Chaque humain est différent de par son physique ou son caractère. Si quelqu'un ne l'accepte pas, cela ne voudrait-il pas dire qu'il aimerait être seul sur Terre ? Mais, pourquoi vouloir être seul ? La solitude est la pire des punitions. Elle te ronge de l'intérieur et finit par te détruire après avoir traversé chaque parties de ton être. C'est un sentiment que je ne souhaite à personne d'éprouver. Je ne comprends donc pas pourquoi est ce que des humains n'aiment pas la différence. Pendant un moment, je me demandais si cette jeune fille avait souffert de sa différence, mais je sortis bien vite cette pensée de ma tête. Ce n'était pas mes affaires non ? Je continuais de l'observer. Deux yeux, le gauche était aussi bleu que le ciel de printemps tandis que le gauche, qui semblait être aveugle, était aussi gris et dur que la surface d'une pierre. Elle me faisait aussi penser aux belles nymphes dont mon frère me contait les histoires.
Elle bougea les lèvres mais aucuns sons n'en sortit. Réaction étrange ? Oui, mais je ne pouvais pas savoir ce qu'elle avait. Elle se dirigea vers une table qui se trouvait près d'une grande fenêtre qui, elle même, donnait sur la rue. En marchant, elle tâtonnait dans le vide. Son œil semblait être plus handicapant que je ne le pensais. Quand son pied heurta le pied de la table, elle put s'assoir sur la chaise adjacente. Elle tourna la tête d'un air triste. A quoi pouvait-elle penser ?
Je me levais puis me dirigeais vers les étagères. Au bout d'une petite minute d'inspection, je trouvais un livre sur le massacre de Sabrie. Je m'installais dans un fauteuil, le livre toujours en main. J'inspectais la couverture : rouge et parsemée de fils d'or formant de belles arabesques. Je n'osais pas l'ouvrir. Depuis que j'étais revenue de l'Abyss, j'avais toujours refusée de lire ou d'apprendre des choses sur le massacre. Des souvenirs confus remplissait mon esprit de doutes. Des images de Jack et Glen se battant, Lacie chantant une chanson mélancolique tout en me fixant de ses yeux rouges, mes parents me promenant dans les rues, tout en me cherchant un mari, mon grand frère me lisant une histoire, mon frère coupant le dos de Gilbert, les bribes des étranges paroles que les deux amis s'était échangées... Tout ces souvenirs se mélangeaient. J'avais aussi appris que, parfois, le cerveau humain inventait de faux souvenirs ou en éliminait de sa mémoire pour se protéger. Je n’ai donc plus eu confiance en ce que je pensais... Mais deux phrases ne se détachaient pas de mon esprit : "Il ne faut croire que ce que tu vois. Les apparence sont parfois trompeuses...". Je croyais en ces phrases et j'y crois toujours. De ce fait, elles sont devenues mon nouveau point de départ.
Maintenant, je me sentais prête à découvrir ce qu'avait laissé le passage des personnes que j'avais connues. Quand je commençais enfin à l'ouvrir, j’entendis la jeune femme de tout à l'heure dire :

- Accuser une femme d'un crime qu'elle n'a jamais commit... Voici ce que l’Église était capable de faire pour brûler des soient-disant « sorcières »...

Je me tournais vers elle. Était-elle liée au massacre qu'elle venait de commenter ? Je ne m'attardais pas plus sur ce sujet pour ne pas me montrer indiscrète et commençais à lire. Ils racontaient que Jack avait tué Glen pour que cette tragédie ne recommence plus jamais... Impossible. Je n'arrivais pas à croire que Jack puisse être un héros. Pas après ce qu'il avait dit à Glen. J'étais sure qu'il avait fait ça pour des raisons personnelles. Il avait surement dû cacher la vérité à tout le monde en se faisant passer pour un héros... Mais, je ne dirais rien. Mon frère avait ses raisons. Il y avait quelque chose qu'il voulait accomplir, et je n'en l'empêcherais pas pour l'instant. Me souvenant de ce que la jeune fille avait dit, je décidais de lui répondre bien que ce ne soit pas une question.

- L’Église n'était pas la seule. Un homme était et est toujours capable d'accuser quelqu'un d'autre d'un crime, de le torturer, de le tuer, juste pour ses intérêts. Les hommes sont des créatures égoïstes et sans pitié... Tout ce qu'ils font sert à servir leur intérêts...

Je me repris quelques minutes plus tard.

- Excuser moi si je vous ai dérangée !

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MessageSujet: Re: Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre] Lun 11 Juin - 17:15

Ce massacre... Que de lointains souvenirs. A vrai dire, je n'ai jamais aimé y penser. Et pourtant, il m'arrivait de vouloir me replonger dans cette mémoire. Après tout, n'était-ce pas naturel pour une mélancolique telle que moi de vouloir se replonger dans ces souvenirs ? Me noyer dans les méandres de ce passé couvert de sang. Peut-être étais-je rancunière envers moi-même... ? Il s'agissait certainement d'une affirmation. En effet, je m'en voulais toujours autant : avoir laissé mon village dans les flammes sans avoir essayé de sauver ne serait-ce qu'une personne ; avoir abandonné Laeticia à son triste sort, en proie aux flammes... Voilà mes deux principaux regrets, ceux qui me poussaient quelques fois à me haïr. Je ne pensais qu'à fuir, sans me retourner. Ce n'était qu'après que j'ai vu la réalité : jamais je ne reverrai mon village. Jamais je ne pourrais revoir Laeticia. Et jamais, ô grand jamais, je ne pourrais purifier mes mains de tout ce sang que j'avais versé. Je me souvenais pourquoi l'on m'avait surnommé le « Démon Blanc » lors de ce massacre. La lune ne faisait qu'éclaircir ma silhouette et mes cheveux d'argents se confondaient avec le pâle reflet de la lune se reflétant dans la fontaine de ce village. La nuit me faisait apparaître comme un fantôme. Mais cette nuit-là voyait sa lune pleine, illusoire. Peut-être faut-il croire que les habitants ont cru me voir avec des cornes ? Une queue de diable ? Des yeux rouges ? Je ne sais, même si à cette époque certains me prenait pour un ange. Oui, un ange, avec deux étranges cicatrices dans mon dos... Comme si des ailes me furent coupées. Personnellement, je n'y ai jamais cru. Avant tout, j'étais une elfe, une sorte de modification de l'Homme. Alors, peut-être était-ce en ma nature de ne pas être humaine? Pourtant, nous étions un peuple paisible... Du moins, presque. Mais jamais, encore une fois ce mot, avant la destruction ne notre village nous n'avions versé une seule goutte de sang. Peuple paisible de la nature, à présent réduit à néant...

J'aurais rigolé face à quelques lignes que j’eus le temps de lire. En effet, la lune devait les avoir embobinés dans un sortilège d'illusion. Le démon de la « sorcière » possédait de très longues cornes au nombre de treize ; soit un des nombre du Diable ; s'enroulant et capables de blesser comme des lames d'épées. Bien entendu, les armes du Diable. Mais je ne pense pas avoir eut des cornes à ce moment là : surtout autant ! J'aurais, à la rigueur, put comprendre pour mes oreilles qui étaient pointues. Mais de là à dire que j'avais des cornes... Même sur ma tenue de saltimbanque je ne possédait pas de tels artifices ! Cela m'avait été inutile pour les effrayer et commettre ce crime. Les lignes suivantes me donnaient les ailes... Du Diable, encore une fois. Aussi pointues que mes « cornes », elles avaient déchirés les corps de milles individus. Foutaises. Je ne possédait pas d'ailes, je n'avais sur moi qu'une simple dague : celle de mon frère. Là encore, l’Église avait encore exagérée. Et ce n'était pas finit, étant donné que j'avais eut le temps de lire toute la description physique. Triste nouvelle, j'étais affublée de deux yeux rouges presque sortit de leurs orbites. Des yeux rouges sang qui brillaient dans la nuit, se délectant presque du sang que je versais. Malheureusement, mes yeux étaient loin d'être ainsi. Même si je ne me regardait pas souvent dans un miroir ou un quelconque objet capable de refléter un être ou un objet physique, je savais que je possédais un œil gris d'acier et un autre bleu ciel, mer, turquoise, des fois indigo, ou autres bleus plus étranges les uns que les autres. C'était une caractéristique qui poussait certains à me prendre pour un ange ; du moins à l'époque ; et qui était typique de mon village. Un village d'elfes, êtres magnifiques dont la beauté n'avait sut être égalée selon certains. Pourtant, je n'étais que le seul exemple encore vivant de cette race : je possédais certes une silhouette agréable à regarder ; selon cet écrivain pervers ; mais je ne pense pas être une des créatures les plus belles. Loin de là. Je n'y ai jamais cru, à ces petits mensonges.
Bref, toujours est-il que l’Église s'était amusée à me décrire comme une espèce de succube, tentatrice des rêves des hommes. Je me demandais pourquoi ils m'avaient décrite ainsi : surtout nue. Avaient-ils déjà vu une seule fois mon corps de saltimbanque ? J'en doutais. C'est alors que ma lecture fut interrompue suite à l'intervention de la jeune fille aux cheveux d'or, alors installée sur un fauteuil et consultant un des nombreux livres : une couverture rouge où l'on pouvait observer quelques arabesques d'or. Un livre plutôt prisé ces derniers temps. A vrai dire, j'avais souvent vu des gens le lire alors qu'il était auparavant dénué de tout intérêt apparent. Intriguée, j'avais déjà lus quelques passages : une histoire qui remontait à un siècle. Bien après le petit massacre du « Démon Blanc ». En effet, mon crime était d'une légèreté incomparable face aux ruines qu'avait laissé la destruction de Sabrie. Mais je ne croyais nullement l'accusation portée sur cette personne.. « Glen », si mes souvenirs étaient exacts. A vrai dire, je ne croyais que les souvenirs des gens. Et non pas ces tristes rumeurs capables de détruire toute une famille...

« L’Église n'était pas la seule. Un Homme était et est toujours capable d'accuser quelqu'un d'autre d'un crime, de le torturer, de le tuer, juste pour ses intérêts. Les Hommes sont des créatures égoïstes et sans pitié... Tout ce qu'ils font sert à servir leur intérêts... »

L'Homme... Et c'était une jeune fille tout à fait humaine qui disait cela. Elle s'incluait dedans sans le vouloir. Je sentais dans sa voix qu'elle avait vécue une telle situation. Une traîtrise ? Certainement pas. Ou ne serait-ce qu'indirectement. Mais ces paroles étaient peut-être dues à des mensonges de la part d'une personne plus ou moins proche. Mais ce n'était qu'une supposition : à vrai dire, je n'avais jamais été douée pour lire dans les pensées des autres. Peut-être parce que cela ne m'intéressait guère ? Je ne doutais pas de cette réalité. Après tout, cela me ressemblait parfaitement. Digne du « Démon Blanc » et de sa triste réputation : heureusement à présent oubliée, du moins je l'espérais. Toujours est-il que la jeune fille s'excusa de m'avoir interrompue dans ma lecture.

« Excusez-moi si je vous ai dérangée !
-Ne vous préoccupée point de m'avoir dérangée, mademoiselle. A vrai dire, je pense que cela ne sert à rien de se remémorer des souvenirs aussi lointain. Autant penser au présent et ne pas trop rêver à l'avenir ; ou bien au passé... Par ailleurs, je me permes de vous poser une question : vous avez prononcé ces paroles en généralisant le cas sur votre race. Ou cela ne compte que pour certaines personnes ? »

Je me doutais bien que ces paroles risquaient de l'offenser, surtout en vue de ma voix toujours froide et quelques fois mélancoliques. Mélancoliques car je n'étais un humaine, froide par habitude. Toujours est-il que je me préparais à une réponse froide, d'autres questions... Ou bien le silence. Il faut toujours se préparer pour chaque situations...




« Il existe des êtres,
Qui pensent prier,
Qui veulent changer,
Juste pour paraître.

Il y en a certains,
Souhaitant changer,
Croyant tout effacer,
Qui perdent leur chemin.

D'autres s'égarent
Pense qu'ils ont changés,
Mais ils se sont enfoncés,
Dans cette fanfare.

Quant à cette personne,
Nommée Démon Blanc,
Qui tente le changement,
Elle se désillusionne... »
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Lila Bezarius
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MessageSujet: Re: Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre] Dim 17 Juin - 13:36

Un jour, je m'étais demandée : qu'est ce que la tristesse ? A l'époque, je n'avais pas pu répondre. Le pourrais je maintenant ? Je n'ai pas l'impression d'avoir avancée d'un seul pouce depuis que je suis petite... D'après moi, on ne peut pas vraiment définir la tristesse : c'est une réaction face à une situation. La plupart des gens montrent qu'ils sont triste en pleurant. D'autres la cachent autant qu'ils le peuvent aux autres. Si je devais vraiment décrire la tristesse, je dirais que c'est quelque chose qui enserre le cœur sans prévenir. C'est quelque qui coince ta gorge, une protestation qui semble venir du fond des entrailles...
Si un jour on m'avait dit que je deviendrais une centenaire mélancolique se posant des questions existentielles et regrettant le passé, j'aurais bien ris. Qui aurait cru que la petite fille enjouée serait devenue l'ombre d'elle même ? Surement personne.

-Ne vous préoccupée point de m'avoir dérangée, mademoiselle. A vrai dire, je pense que cela ne sert à rien de se remémorer des souvenirs aussi lointain. Autant penser au présent et ne pas trop rêver à l'avenir ; ou bien au passé... Par ailleurs, je me permets de vous poser une question : vous avez prononcé ces paroles en généralisant le cas sur votre race. Ou cela ne compte que pour certaines personnes ?

Quelle étrange question... Je fais toujours attention au mots que j'utilise afin de blesser le moins possible de personne. Pourtant, ma curiosité prend toujours le dessus. Mais ici, c'était bien intentionnellement que j'avais généralisé le cas. D'après moi, la nature de l'Homme est cruelle. Si je part de cette idée, chaque personne possède une part ou un fond d'ombre. Même moi. Je ne me considère pas et ne me considèrerais jamais comme une sainte. Une personne de ce genre n'existe pas, d'après moi bien entendu. Je tournais mes yeux vers le soleil. Il éclairait la salle d'une douce lumière. Tout était paisible, ce qui me semblait dérisoire quand j'écoutais le chaos de mon esprit.

- Je généralise bien le cas sur ma race, bien que ce soit certaines personnes qui m'ont poussée à croire cela... Pour moi, un humain ne peux pas être totalement gentil ou autres. Et vous, vous parlez de "ma" race, mais, n'est ce point la votre aussi ? Bien entendu, vous n'êtes pas obligée de répondre à cette question et excuser moi si jamais je vous offense en la posant.

[HRP : Désolé du retard. Et désolé que ce soit aussi court aussi...]


Dernière édition par Lila Bezarius le Dim 17 Juin - 16:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre] Dim 17 Juin - 16:02

Dehors, les gens commençaient à déserter. Était-ce midi? Ou bien le soir? Je ne le savais. A vrai dire, le temps passé au travail me semblait complètement abstrait et sans sens. Il m’était arrivé de rester en ces lieux trois jours de suite sans réellement m’en rendre compte. Oui, il m’arrivait de dormir mais je replongeais toujours quelques secondes après mon réveil dans un livre ce qui trouble ma perception du temps qui passe. Toujours est-il que je ne pars jamais plus tôt que prévu. Je préfère toujours la compagnie des livres à celle des Hommes. Peut-être parce que j’étais d’une race différente? Ou à cause de mon passé? Ou bien simplement une méfiance et une certaine haine à l’égard de cette race dont je n’étais qu’une branche voisine. Je ne le savais. Toujours est-il que je ne supportais pas bien longtemps la présence des autres lorsqu’elle était trop influente. Trop de monde et il m’arrivait d’être malade comme jamais. Toujours est-il que ce n’est pas une phobie de l’être humain : j’en suis certaine. Sinon, je ne pourrait supporter ma forme actuelle, très proche de celle d’un humain : hormis cette peau blanche, très pâle, ces yeux si étranges, mes oreilles pointues, cette agilité et cette silhouette naturellement svelte, je n’avait rien d’autre qui pouvait me différencier d’un être humain. En somme, certains pouvaient en conclure que les elfes avaient été une race supérieure à l’Homme et pourtant je me sentais toujours comme une erreur. Peut-être par le simple fait qu’il n’y avait plus d’elfe, hormis moi? Ou simplement parce que je considérais ma race effacée comme une dégénérescence de cette race qu’était les humains. Pour moi, le fait d’être différente de l’être humain était une question. Maintenant que ma race avait disparue, devais-je me confondre avec les Hommes? Mais je ne pouvais pas. Pas pour le moment. Je me sens trop différente d’eux pour pouvoir les côtoyer. D’ailleurs, dans la société actuelle, si j’étais connue, on se méfierait bien vite de moi après des années : ma race était capable de vivre bien plus longtemps que les humains. Encore une différence. De ce fait, il me faudrait atteindre un certain âge avec de pouvoir me mêler à la société humaine. Tout cela aurait été tellement plus simple si les elfes n’avaient pas disparus. Je n’avais plus aucun espoir d’en retrouver dans ce monde car pour moi mon village était unique. De plus, les elfes ne se mélangeaient jamais aux Hommes… Jamais ils n'auraient fait ça, peut-être par peur d'être considérés comme des monstres ou des démons. Oui, car les Hommes étaient cruels au point de vouloir tuer ceux qui leur étaient différents.
Oui, c’est peut-être ça, la raison pour laquelle je n’aime pas beaucoup me mélanger aux Hommes… C’est tout simplement à cause de ma nature elfique… Du moins, c’était ce que je me disais à l’instant. Peut-être que, dans quelques années, je trouverais une toute autre réponse? Mais pour le moment, je pensais que ma nature était la raison pour laquelle je ne me mêlais pas aux êtres humains…
Je me noyais encore dans l’obscurité de ma nature inhumaine.

« Je généralise bien le cas sur ma race, bien que ce soit certaines personnes qui m'ont poussée à croire cela... Pour moi, un humain ne pas être totalement gentil ou autres. Et vous, vous parlez de « ma » race, mais, c'est ce point la votre aussi ? Bien entendu, vous n'êtes pas obligée de répondre à cette question et excusez moi si jamais je vous offense en la posant.  »

J’aurais rit, si je le pouvais. Comme je le pensais tout à l’heure, j’étais pour moi loin d’être humaine. Le chaos dans ma tête reprenait le dessus, mes pensées commencèrent à d’entremêler et le nœud autour de ma gorge se serrait. Il fallait que je lui dise, à cette jeune fille, que je n’étais pas humaine. J’étais une elfe, dernière survivante de ma race! Il m’était impossible d’être humaine même si au premier regard j’y ressemblais. L’humanité ne convenait pas à un être tel que moi. C’était quelque chose d’abstrait, d’éphémère, quelque chose qui se perdait bien vite une fois que l’on avait vu les autres humains mourir. J’avais encore cinq siècle devant moi : les humains n’en avait qu’un seul, voir moins. Il me fallait dire à cet être différent de moi ce que j’étais. Préciser pourquoi sa race n’était pas la mienne avant de sombrer dans mes souvenirs de démon…

« Navrée de vous décevoir, mais je suis loin d‘être humaine. Ma race a disparue il y a de cela plus d‘un siècle et pourtant je reste la survivante d‘une sorte de dégénérescence de l‘Homme. Je suis une elfe, et ma carrure le prouve facilement. Après tout, je verrais mal une jeune fille avec une taille comme la mienne et des oreilles pointues! Non, ma race n‘est pas la votre. Votre vie s‘achèvera d‘ici quelques années, dans moins d‘un siècle. La mienne prendra fin quelques siècles après votre mort… Voilà pourquoi et comment les elfes étaient différent des humains… Voilà pourquoi je suis loin d‘être humaine… »

Et c’était ma vérité, ma propre conviction. Elle pouvait me croire ou non, je savais ce que j’étais. Je n’étais pas humaine, tout simplement. Ma nature était autre que la sienne…
Je me remis à lire un passage du massacre que j'avais commis. Malheureusement, la vérité contée par les Hommes et leur institution était loin de m’encourager à achever la lecture. La description de Démon Blanc qui avait commit ce massacre était fausse. Si fausse qu'elle me répugnait. Les Hommes ne cesseraient jamais de mentir. Chez les elfes, le mensonge n'avait jamais été apprit. On se contentait de reconnaître les faits. Seule ma mère avait mentit concernant mes origines, comme quoi que n'était pas la fille de celui qui m'avait élevé. Je ne l'avais jamais compris, et je ne préférais pas connaître la raison de cette « vérité fabriquée ». Afin de compte, seul le crime noyait les mains de l'elfe que j'étais et ce n'était qu'une histoire de famille : loin de la race dont j'étais la descendante…




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MessageSujet: Re: Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre] Ven 29 Juin - 20:03

Je jetai un coup d'oeil à travers la fenêtre. Une bagarre s'était déclenchée. Un jeune homme, tout en muscle, venait de rentrer dans un autre musclor à qui cela semblait déplacé que quelqu'un rentre dans sa grande personne. La bêtise humaine n'arrêterait apparemment jamais de s’accroître. Les Chains se battent aussi dans l'Abyss. J'imagine donc que la plupart des espèces possèdent un part de stupidité. Deviendrais je comme ça à 40 ans ? Passerais je mes journées à faire des reproches au autres ? J'espère que non. J'espère aussi qu'à 30 ans j'aurais finalement réussi à avoir une vie normale. En prenant en compte le fait que je vais peut-être arrêter de grandir, je pense que j'ai vraiment de minces chances de réaliser cet espoir... Je fus tirée de mes pensées par la réponse de l'autre jeune fille.

- Navrée de vous décevoir, mais je suis loin d‘être humaine. Ma race a disparue il y a de cela plus d‘un siècle et pourtant je reste la survivante d‘une sorte de dégénérescence de l‘Homme. Je suis une elfe, et ma carrure le prouve facilement. Après tout, je verrais mal une jeune fille avec une taille comme la mienne et des oreilles pointues! Non, ma race n‘est pas la votre. Votre vie s‘achèvera d‘ici quelques années, dans moins d‘un siècle. La mienne prendra fin quelques siècles après votre mort… Voilà pourquoi et comment les elfes étaient différent des humains… Voilà pourquoi je suis loin d‘être humaine…

Honnêtement, je n'ai pas pris trop attention à son physique. Avec Alyss, j'ai appris qu'une personne n'est presque jamais ce qu'elle semble être... Qui aurait cru qu'une petite fille, dont les yeux violets sont les seules choses qui ne sont pas blanches dans son physique, aurait des pulsions meurtrières ? Pas moi. Je pourrais l'informer aussi que j'ai moi-même vécu, en théorie, plus de cent ans. Chose qui est possible pour un humain revenant de l'Abyss. Par exemple, mon descendant, Oz, a vécu une dizaine d'année de plus que ce qu'il aurait du vivre. Juste parce qu'il a eu la malchance d'avoir été envoyé dans l'Abyss, pour une raison qui lui ai inconnue. La vie est injuste. Elle choisit quelques personnes à qui elle infligera des punitions plus dures qu'aux autres... Certaines personnes arrivent à vivre dans le bonheur pendant toute leurs vies. Et, dans cette même catégorie de personnes, certains ne seront pas heureux de leurs vies. Ils la trouveront banale, ennuyante. Ceux qui ont traversé les envies car, eux, vivent une vie que nous qualifierons de "normale". Mais, une vie n'est-elle pas normale si elle est vécue par quelqu'un ? Quand nous qualifions quelqu'un d'anormal, ne mettons nous pas juste en évidence sa différence ? A partir de quel modèle pouvons nous dire qu'une personne est différente ou non ? Personne n'est identique, quelques personnes ont juste des différences plus prononcées. Une différence physique se verra beaucoup plus facilement qu'une différence mentale. De ce fait, beaucoup de personnes ont massacré d'autres personnes à cause de leurs physique. Quelque chose que personne ne choisi. Si on suit mon raisonnement, ne devrait-on donc pas juger les créatures vivantes sur leur mental ? Mais, même chose que pour le physique, des humains ou d'autres créatures en ont tué d'autres à cause de leurs préférences, de leurs religions ou de leur caractère. Nous en arrivons alors à la conclusion qu'il ne faut juger personne. Mais, les vivants ne peuvent s'empêcher de juger les autres... Les adjectifs n'ont-ils pas été inventés pour juger les autres ? Mais, je me perds. Il ne faut pas que je perde le fil de ma pensée... Afin de ne point continuer mes débats psychologiques, je décidais de répondre à cette personne qui me parlait comme à une personne normale. D'égale à égale. Je lui adressais un sourire. Bien qu'elle se soit replongée dans son livre.

- Etrangement, je n'ai pas vraiment fais attention à votre physique. Et puis, j'ai moi même vécu, théoriquement, plus d'un siècle. Mais, ce n'est pas à moi de juger votre nature, et je ne compte pas le faire. J'aurais juste une question à vous poser, vous n'êtes pas obligée d'y répondre bien entendu... Pourquoi êtes vous ici ?
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Chapitre I : « That is why I am alive... » [RP Libre]

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