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L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre]

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MessageSujet: L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre] Jeu 1 Juil - 12:30

Pierrick continuait de courir, encore et encore, forçant ses jambes en feu et sa poitrine déchirée par une respiration si puissante et rapide. Il tournait, ruelle après ruelle, pour les semer. Mais chaque fois qu’il commençait à ralentir, il entendait le bruit de leurs bottes marron, cirées avec soin pour au final être salies. Et le jeune garçon continua encore et encore à courir. De fuir. Qu’est ce qui lui permet de maintenir cet effort inhumain ? La détermination, peut être. L’envie que cela finisse, peut être. La peur sûrement. Son cœur affolé battait la folle cadence du bal du Masque de la mort Rouge, de ceux qui veulent vivre, mais ne peuvent échapper à leur mort. De ceux qui veulent fuir. Mais s’emprisonne. Ainsi porté par le mouvement par la roue du temps, les erreurs se répètent. Et le jeune garçon finit par se retrouver coincé, dans une petite ruelle sans impasse. Il se retourna, et vit à travers les pupilles de ses yeux bleus, élargies par la peur, les trois adolescents qui le poursuivaient arriver. Marchant d’un pas tranquille. Un sourire moqueur sur le visage, dont s’échappait parfois des ricanements sournois, pareil au diablotin sortant de sa boîte. Le petit Pierrick haletait, la main sur le cœur et sur ses poumons qu’il s’apprêtait à voir lâcher à tout moment. Lorsque sa tête et ses cheveux blonds touchèrent la pierre sale du mur, il se remémora la triste raison qui l’avait coincée ici.

Il s’appelait Pierrick Orlens. Il avait dix ans, et était orphelin depuis douze longs mois. Douze longs mois de souffrance et de persécutions. Douze longs mois depuis que son père s’était suicidé, cédant à la pression des nombreux créanciers qui l’assaillait de toute part, des « amis » retournant leur veste et réclamant avec insistance le retour de leur prêt, et à la peine causé par la mort de sa femme malade, il y avait quelques semaines de cela. Depuis lors Pierrick vivait dans la rue, se nourrissant des fruits de rapines, et, quand il le pouvait, de nourriture achetée grâce à l’argent qu’il avait obtenue en vendant tout ce qu’il pouvait trouver à vendre : fleurs, jolis cailloux, débris et déchets réutilisable. Et jour après jour ses mains se salissaient. Où était ce monde, en fin de compte, qui les lui salissait ? Ce monde injuste où prônait l’inégalité. Ce monde où ceux qui souffrent sont destinés à servir d’essuie botte pour une noblesse majoritairement cruelle… Tout ça pour en revenir au fait que pour sa survie, il dut commettre un vol de trop. Trois jeunes adolescents virent son acte. Trois jeunes crapules, venant d’une petite noblesse mais élevés comme de vrais seigneurs. Eux au dessus de tout. Eux par-dessus tout. Ils attendirent que l’enfant se cacha pour l’encercler. A partir de ce jour, l’enfer commença. Ils exigeaient toujours une part plus importante de ses butins. Au début ils le frappaient un peu pour le faire coopérer, accompagnant cette violence de menace. Mais cela changea vite. Ils finirent par le tabasser quoique qu’il advienne, même si il leur donnait tout, absolument tout.

Un jour, il ne vint pas au lieu de rendez vous. Un jour, il réussit à trouver la force d’arrêter tout cela. A partir de ce jour, ses rapines était moins fréquentes, plus furtives, moins fructueuses. Il ne se cachait plus mais se terrait. Il fuyait, il les fuyait, nourrissant une peur qui hantait ses pensées, jour et nuit. De mince, il devint presque squelettiques, nerveux, fatigués, succombant souvent à des vertiges du à la fatigue et sa mauvaise alimentation. Mais ce jour fatidique arriva. Ils finirent par le retrouver. Et il allait payer le prix fort. Maintenant vous savez comment il en est arrivé là. Et peut être même allait vous assister à sa mort, tué par de nombreuses hémorragies causées par les innombrables coups qui le tueraient, à petit feu, dans la souffrance, la rage et l’impuissance absolu. Terrifié par cette idée, le jeune Pierrick lança dans un vain et dernier espoir un cri suppliant :

« A l’aiiiiide !!! Aidez moiiiiiii !!! »

Ce qui eu pour effet immédiat de se faire retourner les compères. Mais le pauvre garçon était tellement épuisé et découragé qu’il ne tenta même pas sa chance pour s’enfuir. Une fois s’être assuré que personne ne l’avait entendu, les trois compères s’approchèrent de lui, lentement. Mais leur visage avait changé pour exprimer la haine la plus profonde. L’un d’eux prenant sûrement la place de leader, s’approcha avec plus de conviction, et se plaçant devant les deux autres, fit craquer ses doigts :

« On va lui clouer le bec définitivement, à ce bouseux… »

Et Pierrick se met à pleurer, pleurer et encore pleurer. Son cœur et son âme hurlait à déchirer son corps, se révolter à faire brûler sa peau. Mais aucun son n’arrivait à sortir. Noyé par le désespoir. Pourquoi ? Pourquoi fallait que ce soit lui qui souffre ?! Pourquoi lui, que le monde avait condamné à une fatalité injuste ? Pourquoi lui qui toujours, après avoir volé car c’était son unique chance de survivre, toujours demandait repentance au ciel ? Toujours… Toujours… Toujours malgré son cœur brisé, malgré son cœur en larme, malgré son corps meurtrit, il avait taché avec détermination d’améliorer son avenir, de le diriger vers le bien, ne pas céder à la tentation du mal. Et voilà comment on le récompensait ? Tel était donc la justice de ce monde ? Sûrement car personne ne l’avait jamais entendu. Et encore aujourd’hui, personne ne l’entendait. Personne ?

Akihiko attendait. Il ne savait qui, il ne savait quoi. Il attendait, perché en haut d’une maison de poupée à moitié détruite et qui flottait dans l’abysse, recroquevillé sur lui-même dans la position du fœtus. Encore et toujours il attendait. Mais cela ne tarderait pas. Il le sentait au plus profond de lui-même. Quelque chose était en train de changer, et pour l’instant il ne devait pas, surtout pas bouger. Attendre, juste attendre. Mais cette fois, quelque chose allait venir. Ou était ce lui qui allait venir à quelque chose ? Dans l’Abyss, on ne sait jamais. Il le sentait, au fond de ce cœur. Le sentiment grandissait telle une boule de lumière, entouré d’une brume d’impatience. C’était chaud. Ça brulait son cœur froid de Chain. L’attente fut peut être longue. Peut être pas. Une des choses qu’il est nécessaire d’apprendre dans l’Abyss, c’est la patience. Accepter ce temps distordu. Accepter ce monde, d’ailleurs. Sinon on devient fou. Mais n’était-ce pas déjà le cas ?

Il en était à ce stade de ces pensées quand une lumière attira son regard. Elle était si blanche, et brillait si fort... Était ce un éclat de lumière se reflétant sur les chaines qui bloquent la sortie de l’Abyss ? Peut être… Était-ce normal que cette lumière produise une telle mélodie, si douce et si touchante ? Si mélancolique et si triste ? Peut être… Il n’était sur que d’une chose : ça l’appelait. Et il fonça droit dedans, à pleine vitesse, aussi vite qu’il le pouvait. Ça l’appelait. Il en était absolument certains. Quand il fut arrivé, bloqué par les chaines, à deux doigts du monde humain, il savait déjà pourquoi il était là. Les autres Chains promettaient le pouvoir de changer le passé. Ça marchait à tous les coups, les humains sont tellement naïfs… Mais lui n’était pas là pour ça. Ce jeune garçon avait accepté son passé. Ce contre quoi il se révoltait était son présent. Son impuissance. Ce monde.

« Celui là est pour nous, n’est pas Chuemon-kun ? »
Il sentit au fond de lui-même une approbation sanglante, furieuse, frénétique. Il voulait du sang…

« Tu ne changera donc jamais… » soupira Akihiko. Puis il enchaina, s’adressant cette fois ci au garçon du monde humain :

« Quelqu’un t’as entendu. Tu veux de la puissance ? Tu veux la force de te révolter contre cette fatalité qui t’étouffe et bientôt te tuera ? Tu veux bousculer l’ordre de ce monde injuste. Il te suffit de quelques mots. Accèdes-y… »

Le chef de la bande ne comprenait pas. Tout d’un coup les yeux du minable qui lui faisait face s’étaient écarquillés. Puis il avait baisse la tête, ses cheveux cachant ses yeux, mais l’ombre produit ne put dissimuler son sourire. Il marmonna quelque chose, mais ce n’était pas audible à cette distance. Cela eut pour effet de renforcer encore plus la fureur du chef de la bande, qui l’apostropha avec toute la haine dont il était capable :

« Hé le déchet, qu’est ce que tu as à sourire comme ça ? On va te crever t’es au courant ?! Tu auras le goût du sang dans la bouche, son odeur dans le nez, sa texture sur ta peau, que tes os brisés déchireront ! Alors pour qui tu te prends à sourire bêtement comme ça ?

- Sûrement pour celui qui va te tuer. »

La voix était différente. Elle était à la fois enfantine et adulte. Elle n’était pas grave, mais sonnait plutôt comme le métal. Ce n’était pas celle de Pierrick. Mais celle du démon qui venait d’apparaitre devant leurs yeux. Il faisait à peu près leur taille, avait la peau pâle et une silhouette squelettique. Ses cheveux étaient bleus et coiffé bizarrement… Mais le plus impressionnant était sûrement son visage. L’ombre de la ruelle le cachait entièrement, hormis ses deux yeux inhumains aux pupilles rouges. Elles flamboyaient dans les ténèbres, crachant ses braises au visage des insolents, brûlant tout leur courage et faisant tomber sur eux la cendre grise de la peur. Oui, ce regards était perçant, et on sentait derrière une puissante volonté : celle de venger. Celle de tuer. Sa posture, contrastant avec ce regard, était plutôt calme. Il était orienté de trois quart par rapport à eux, la tête légèrement penchée vers la gauche, et ses bras croisés sur sa poitrine. Deux gros bracelets d’or pendaient à ses poignets. Une écharpe vermeille enroulée autour de son coup volait au gré d’un vent qui n’existait pas. Au dessus de son pantalon, coupé au dessus des genoux, se trouvait une ceinture, à laquelle était attachée une dangereuse épée. Sans fourreau.

D’un coup Akihiko se jeta sur le chef de la bande. Celui-ci n’eut absolument pas le temps de réagir : que peut faire un simple humain, même pas encore adulte, face à un Chain qui vit depuis sa naissance dans une lutte armée pour sa survie ? La lame fut placée verticalement, puis lancée avec puissance et vitesse, elle s’enfonça dans le ventre de l’adolescent comme dans du beurre, coupant sa peau, déchirant ses muscles, ouvrant son estomac et ses viscères, son bout triangulaire sortant par l’autre côté de son corps. Quand Akihiko retira sa lame, elle était pour la première fois tachée du sang humain. S’ensuivit un déluge de sentiment, mélange de dégoût, de fascination… et de soif de ce sang. Il se sentait l’affreuse envie de le faire couler, encore, encore et encore. Pour la première depuis sa création, il se sentit comme une faim. Lorsqu’il comprit cela, une petite pointe de peur apparu : devenait il comme les autres ? Comme ces autres Chains, si basique et sans sentiments ? Il pouvait à présent les comprendre. Il pouvait à présent imaginer cette faim de viande humaine, ce tourment continuel qui les poussait à vouloir sortir, encore et toujours, pour se rassasié. Pour calmer cette faim, pour calmer cette douleur. Pour soulager leur folie. Mettre du baume sur ce qu’il était devenu, oublier leur passé. Ne pas se souvenir.

Les deux autres gamins malfaisants suaient à grosse gouttes, sur la défensive, prêt à s’enfuir. Mais ils n’en avaient ni la force ni la volonté. La peur paralysait tous leurs membres. Ils priaient intérieurement pour qu’ainsi, ne se faisant pas remarquer, le monstre les oublie. Oh, et ils s’enfuiraient rapidement après, en hurlant, et il ne recommencerait plus jamais, plus jamais ! Si seulement le monstre pouvait les oublier... Mais ce n’était pas le genre d’Akihiko d’oublier ce pour quoi il était venu. Le temps d’un battement de cil, et il s’était déjà jeter sur sa deuxième proie, lame à l’horizontale, visant au niveau du flanc droit. Encore une fois elle traversa la peau et les muscles, cassant les côtes flottantes, déchirant les organes, et sectionnant la colonne vertébrale. Akihiko était un épéiste de talent, maitrisant de nombreuses techniques de kenjutsu, apprises et renforcées pendant de longs moments de travail acharné pour compenser l’absence de son pouvoir. Pour survivre. La lame ne s’arrêta pas, et coupa littéralement le garçon en deux. S’ensuivit une puissante effusion qui dura quelques secondes, éclaboussant Akihiko, et le seul adversaire qui restait. Celui-ci était effrayé : la mort se tenait devant lui. Il recula, maladroitement. Mais ne put éviter le troisième et dernier coup d’épée, qui le décapita. Encore une effusion de sang.

Lorsque la pluie macabre se fut arrêtée, Akihiko se retourna en direction de son associé. Celui-ci serrait de toute sa force ses jambes contre son torse, ses bras mimant des chaînes qui les bloquait contre lui. Il regardait fixement la scène. Ses yeux étaient agrandis au possible, mais ses pupilles étaient devenues minuscule. Tout son corps était parcouru de puissants tremblements, et suivait un mouvement haut/bas de type autistique. Puis, d’un coup, tout s’arrêta. Le calme se fit. De loin on entendait les gens qui marchandaient dans la rue principale, et les oiseaux cachés sous les tuiles qui gazouillaient. Puis Pierrick regarda Akihiko durant de longues secondes, sans qu’aucun des deux ne parle. Enfin, il leva les yeux au ciel, et faisant jaillir tout son dégoût et son effroi pour ce qu’il venait de se passer, il hurla de toute ses forces, produisant un son horrible dans lequel il mit toute la force de ses poumons. Ce n’eut pour tout résultat que de faire pousser un soupir à Akihiko, qui tout en mettant sa main dans ses cheveux et cachant son visage ajouta pour lui-même un simple :

« Franchement… »

Environs une heure et demie plus tard, Pierrick errait de nouveau dans les rues, en quête d’un endroit où dormir. En temps ordinaire, il ne lui aurait fallu que très peu de temps, mais tout ces souvenirs si horribles pour lui, un petit garçon de dix ans, assez vieux pour comprendre mais trop jeune pour réussir à faire avec, le tourmentait au point de lui faire perdre tout souvenir de la ville. Et c’est ainsi que déambulant sans but, il finit par prendre sans le savoir la route qui menait au manoir des Bezarius. Akihiko l’accompagnait mais avait décidé de rester invisible. Comme tout les autres Chain, il ne se montrerait que si on avait besoin de lui, ou parce qu’il le désirait tout simplement.


Dernière édition par Akihiko le Sam 3 Juil - 9:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre] Ven 2 Juil - 17:55




Le soir s'annonçât et l'on put voir alors décliner les rayons de l'astre solaire, s'éteignant lentement dans le ciel de la capitale. Les courants glaciaux y tenait leur siège, allant même jusqu'à geler de froid les orteils chaussés des honnêtes gens. Les rues se vidaient, les étales se fermaient, la paix et le calme revenait; disparu les brailleurs marchands de textile, d'aliments ou d'objets des plus inutiles...Clap, clap, bruit sourd du pavé. Clap, clap, bottes qui trottent à vive allure. Mange les mètres silhouette de l'obscurité, observant les fenêtres allumés d'où les ombres, tes amis, apparaissent petit à petit. Tu vois un visage, un bourgeois qui traine les richelieus vernis enfilés à ses pieds, une fille fardé à son bras, pressant le pas à ta vue. Gourgandine assoiffée d'argent, émeraude pendu au coup, elle te sourit. Un sourire charmant qui trompe et qui tue, les fêlons maris dans leur lit. Tu avances et détournes le regard de ces pauvres humains, continuant ton chemin. C'est vers un château que tu vas. Grande bâtisse qui s'élève, aux briques grises et vitres par dizaine. Pour retourner et t'allonger, étendre tes longueurs brunes sur un oreiller, sombrer profondément dans des songes ravissant. Et retrouver enfin, la tiédeur aimée de ce lieu imposant...

Sonnez, sonnez, glas de la nuit qui vient, l'heure est aux peurs noires, l'heure est aux cauchemars. Et elle poursuit la silhouette que l'on ne voit pas. Ses jambes filent, galopent à l'assaut de la terre glaise qui se devine maintenant. Antre Bezarius, tu n'es pas loin. Les arbres grands et poilus s'alignent le long du sentier, quand les maisons s'éparpillent au côté. Il n'y a plus de ces figures, agitées de n'être encore point rentrées, farfouillant on-ne-sait-quoi à la lueur moirée d'une bougie vivace trempant dans la cire chaude de son contenant...

La lune, entière celle-là, éclaire son visage, Alice qui s'arrête brusquement. L'éclat de l'onde irisée éclairait quelques peu les parages, les étendues plus boisés aux alentours du manoir. La jeune fille en était certaine, quelqu'un rodait par ici, elle distinguait même à l'œil les contours de cette personne. Pas fort haut, ses traits restaient néanmoins dissimulés dans la noirceur de la soirée. Sa curiosité monta d'un cran lorsqu'elle sentit autre chose...Alice marcha en direction du trouble-fête.

" Hey toi ! Qu'est-ce que tu fais là ? "

Peut être que... Oui. Cela était étrange.


Ils tournent en l'air, valsent et disparaissent.
Et tu étreins vainement le vide de tes doigts.
Mais souviens toi, souviens toi ...
Tu n'es qu'un lapin noir taché de sang.


Dernière édition par Alice B-Rabbit le Dim 5 Déc - 14:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre] Sam 3 Juil - 11:07

La journée se finissait lentement, rendant peu à peu son âme après ses douze heures de labeur. Peu à peu, le ciel perdait de son bleu, puis s’embrasa dans des teintes rouges et orangées. Tandis qu’à l’ouest arrivait déjà la noirceur de la nuit, à l’est résistait l’ultime flamme. On pouvait y voir, le corps fatigué, et l’esprit happé par la poésie du soir, l’Astre de Feu, dernier soldat d’une ultime bataille, résistant encore et toujours aux assauts des noirceurs de la Nuit, son éternelle rivale. Si sa lumière se diffusait moins loin qu’au zénith, elle n’en semblé que plus gorgée de gloire, arborant des teintes dorés. Lui-même, ne brillant plus que d’une faible lueur, était taché du sang rouge de ses ennemis défaits. Et pendant que Pierrick marchait, Akihiko admirait pour la première fois la beauté du ciel. Subjugué, il assista à travers les yeux de son associé à la tragédie du ciel. Malgré tout ses efforts, malgré sa lutte sanglante, malgré sa volonté rayonnante, le Soleil était condamné. Condamné à être happé par les affreuses happes noires de la Nuit, qui étendit sa toile sur tout le plafond céleste. Scène tragique produite sur un céleste théâtre par des acteurs divins. Au centre de cette toile, on pouvait voir la pleine Lune, magnifique. Les étoiles aussi apparurent peu à peu, comme les reflets de sa lumières dans des fils trop fins pour être vus.

De loin, on entendait encore la ville. Chaque bruit était une goutte, et cette pluie de sons qui venaient tapoter le pavillon de leurs oreilles se finissait peu à peu. Bientôt il n’y eu que quelques gouttes, puis, plus rien. Juste le bruit des pas de Pierrick, ses chaussures usées se posant l’une après l’autre sur le sol, de façon presque prudente, comme si elles avaient peur de se faire mordre par lui si elles tapaient trop fort sur les dalles constituant leur chemin. Pierrick continuait de le suivre, déambulant sans vraiment savoir où il allait. Il avait les bras en croix, et chacune de ses petites mains serrait le bras opposé, son corps entier parcouru de tremblement. Un subtil mélange de froid, d’horribles souvenirs saupoudrés de doutes coulait comme de la glace liquide dans ses veines, faisant souffrir tout son corps. Son faible corps était en outre fatigué par la marche, et une forte douleur parcourue ses jambes. Sa tête baissée regardait ses pieds, courbant son dos qui protestait lui aussi dans des éclairs de douleurs. Mais le cerveau du jeune garçon était sûrement trop absorbé par ses pensées pour leur prêter attention.

Tout d’un coup, un autre bruit se rajouta : celui de petites bottes frappant à un rythme pressé et régulier les pavés. Le bruit vient vers eux, rapidement. Mais ni Pierrick ni Akihiko ne l’entendit, tous deux trop fortement plongés dans leurs pensées. Puis, aussi vite que le bruit est venu, il ralentit, dans une irrégularité folles, les notes des bottines contres le pavé s’envolent, fin d’un récital. Une voix s’élève, féminine, puissante, timide et fière à la fois, douce et épicée. Curieuse.

" Hey toi ! Qu'est-ce que tu fais là ? "

Lentement, Pierrick se retourne, et son visage se dévoila à la lune. Celle d’un petit enfant blond aux yeux azurs, et au visage usé par une tristesse qu’il n’aurait jamais du supporter. Se retournant, il lève la tête pour voir son interlocuteur, sur lequel il s’attarde peu, avant de regarder autour de lui. Ce ne sont plus les pavés de la ville, ceux-ci ont quelques herbes qui sortent de ci de là, entre leurs rainures. Ce ne sont plus les hauts bâtiments de briques, mais les arbres, des petits bois qui l’entourent.

« J... Je suis… perdu… »

D’un coup le petit s’écroula, tombant par terre sans force. Trop, c’était trop pour lui. Il ne pouvait pas porter tout ça, toute cette charge qui lui tombait dessus. Pourquoi personne n’était là pour l’aider ? Il se sentait un poids immense sur le cœur, sur le corps. Un poids immense qui l’écrasait, l’empêcher d’envisager l’avenir. Qui l’empêcher de vivre et lui donnait l’envie que tout cela s’arrête. Enfin. Ce funeste espoir commença à briller dans son esprit, quand il continua :

« Où vais-je dormir… J'ai si f…faim, si froid… haaaa… Je suis… perdu…»

Il était au bord de la crise de nerfs, et s’il lui restait des larmes pour pleurer, il aurait sûrement éclaté en sanglots. Sans vraiment attendre de réponse de la part de la fille, il se prit la tête dans les mains, et attendit. Quoi, il ne le savait pas vraiment. Juste que tout cela finisse, enfin. Et les tremblements qui parcouraient son corps commencèrent à se faire eux aussi plus forts, froid et faim le tiraillant.

Trop absorbé par sa contemplation de ce monde, Akihiko n’avait pas remarqué cette sensation, qui arrivait, de plus en plus forte. Il était tellement subjugué par la beauté de ce monde, de cette nature, de toute ces couleurs, de cet ordre paisible. C’était tellement différent de l’Abyss… Ce n’est qu’au dernier moment qu’il la sentit. Un bref dialogue s’ensuivit entre elle et son Associé. Même de là où il était, Akihiko pouvait sentir son odeur. Celle d’un Chain. Mais elle avait quelque chose en plus. Une petite touche de sucré, de douceur. Un parfum de Rose ? Quel drôle d’odeur avait donc ce Chain. Presque aussi spéciale que son apparence. Elle était tellement humaine. Akihiko décida donc d’apparaitre, tout en restant dans l’ombre d’un arbre. Ainsi, même avec la lumière de la Lune, on ne pouvait voir que ses deux iris rouges qui brillaient dans la nuit. Tout en gardant un œil sur son associé, il contempla la jeune fille en face de lui. Elle lui paraissait naturellement belle, et la lumière blafarde de la lune portant sur son visage renforcée encore plus sa beauté. Sa peau était blanche, son visage et son expression exprimant une évidente personnalité de feu. Au dessus de ses yeux noisettes, encadrés par deux fins sourcils, paraissait sa magnifique chevelure brune. Quelques mèches folles se baladaient avec vigueur sur son front, tandis que ses long cheveux ne semblaient pas avoir de fin et se perdaient dans l’ombre de la nuit. Sur chaque côté, une jolie tresse était formée, ajoutant une touche de délicat raffinement à ce qui était une splendeur sauvage. Ses habits, bien que légèrement excentriques, lui allaient à ravir.

Aussi, séduit par cette odeur autant que par cette beauté, Akihiko s’avança lentement, sortant des ombres avec prestance. Son pas était noble, son écharpe volant au vent comme à son habitude, et la lune découvrit peut à peu le reste de son corps. Il avança les poings fermés, mais sans toucher à l’épée qu’il avait à la ceinture ni même esquisser un mouvement de la sorte. Une fois arrivé près de Pierrick, il se baissa, mit son genou et son poing droit à terre, tandis que son poing gauche frappait sa poitrine, sa jambe gauche formant un angle proche de quatre-vingt-dix degrés. C’est dans cette pose chevaleresque et la tête baissée qu’il prononça ces mots :

« Gente dame, qui me semblez noble autant de cœur que de trait, je vous demande humblement de faire ce qui est en votre pouvoir pour aider ce pauvre jeune homme. Il a traversé de terribles moments, et il me serait fâcheux de le voir souffrir plus encore. »

Tout en prononçant sa requête, Akihiko tenta tant bien que mal de rester sur ses gardes ; il avait vu trop de Chains usés de charmes pour parvenir à leurs fins. De son avis, ils étaient des plus dangereux…


Dernière édition par Akihiko le Jeu 8 Juil - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre] Lun 5 Juil - 11:41




C' est un murmure qui l'annonce, la voix faible et chevrotante d'un enfant. Un gamin à l'air infiniment triste semblant se demander au plus profond de lui-même si sa présence ici changera les choses. Si quoiqu'il fasse son corps émacié, cireux luisant à la lumière chétive ne restera pas là à pourrir cruellement entre les vers gras et les fourmis rouges avide de nourriture aussi putréfiée soit-elle. Qu'au delà de tout, du monde qui tournoie entre les mains corrompues, des gens misérables qui meurt, si un jour il ne pourrait plus se soucier de rien, de rien d'autre que de savoir si le pain de seigle ira de paire avec le ragout au fumet de curry. Et que savait-elle encore... Quelles certitudes le concernant pouvait-elle avoir ? Quelles preuves ? Mais les preuves, ces pestes se tenaient là ! A la narguer davantage, à lui crier les horreurs qui avait pu s'amonceler au dessus de la tête de ce gosse, à blesser toutes traces de bonheur ou de quelques espoirs fous ; pour qu'ils ne puissent plus qu'apparaître à ses yeux de garçonnet, vain et sot, bien futile ; pour que jamais, non jamais plus ne naisse en son être une once de ce nectar précieux. Enchainés aux galères dérivant au gré du courant, agrippés à l'évidence factice. Il fallait y regarder pour s'en rendre compte... Observer la misère en face et tirer la leçon. La misère. Tant de choses se noyait à l'horizon de ce regard céleste, un furieux fragment de quelque chose se débattant dans les flots de l'âme, n'arrivant malgré tout qu'à s'enfoncer et couler entre les vagues parmi les carcasses vacillantes de bateaux oniriques. Et l'eau sans sel s'accumulant, immergeant les restes de berges...

« Où vais-je dormir… J'ai si f…faim, si froid… haaaa… Je suis… perdu…»

Engoncés d'habit à l'état lamentable il parlait le petit garçon, délirait peut être aussi, mais ne tenait plus; ses fines gambettes l'avait lâché, nigaude qui ne voulait plus porter que le sommeil inespéré et réparateur, laissant tomber au sol comme les ailes des lucioles, leur possesseur épuisé. Bientôt même son faciès ne fût plus visible, dissimulé dans deux grêles mains. Pleurait-il ? Alice n'aurait sut le dire, aucun sanglots, aucune plainte ne s'évadait de sa gorge, seuls secousses et spasmes faisaient frémir son être recroquevillé. Sa crinière de blé ressortait dans la pénombre, bien que sale et tachée de boue elle irradiait de clarté, paraissant puiser en la sphère ambrée une brillance inopinée, rehaussant ainsi un tableau lugubre de pigment joyeux. Mais la jeune fille aurait tant voulu peindre sur cette figure défaite ne serait-ce que l'ombre d'un sourire, voir sur ces lèvres gercées un peu d'heur...

Le bruit de la peau qui frotte, heurte un gravillon, petit caillou qui roule. Puis fendant l'air un torse nu qui se dévoile, un visage aussi. Ah, elle l'avait presque oublié, ce Chain là... Lui à la mine d'enfant qui la contemple et vient poser genoux à terre devant elle. Pourtant ses yeux sont éteint, la vivacité du pourpre s'est étiolée, la flamme ardente s'y est soustraite et il ne subsiste rien que les résidus noirâtres fumant encore à peine...

« Gente dame, qui me semblez noble autant de cœur que de trait, je vous demande humblement de faire ce qui est en votre pouvoir pour aider ce pauvre jeune homme. Il a traversé de terribles moments, et il me serait fâcheux de le voir souffrir plus encore. »

Ce jeune homme, elle tourne à nouveau son attention vers lui. Il ne bouge plus...

Il y avait chez ce garçon, quelque part un détail qui l'attirait sans qu'elle ne parvienne à en déterminer la raison, peut être était-ce cette senteur de mer qui persistait, s'insinuant à l'orée de ses narines, ou bien la similitude que ne cessait de faire son esprit. Laquelle disait qu'il n'était pas si différent d'elle, bien sûr il s'agissait d'un humain mais ces images imprimées sur sa rétine, celles de sa perdition lui rappelait la sienne, dans les entrailles de l'Abyss à attendre et toujours attendre, plongé dans les méandres d'un temps biscornu...

B-Rabbit se rapprocha, et doucement glissa sur son épaule le garçonnet ; ses bras pendaient frottant les hanches de la jeune fille.


" Ce n'est pas parce que tu me l'as demandé que je le fais. "

Elle s'adressait au Chain. Elle n'avait rien contre lui, il ne paraissait pas hostile mais son odeur était trop trouble pour qu'elle consente à lui faire confiance. Des effluves de peuplier à profusion pour une touche de fer, de la ferraille empestant la rouille. Deux sensations différentes pour une même personne... C'était trop.

" Tu peux nous suivre mais je ne garantis rien pour toi une fois là-bas..."

Son petit paquet ballottant, Alice s'élance, poursuivant sa route vers le Manoir.

Va, va, lapin, encore quelques instants, quelques secondes à arpenter la sente, pour enfin arriver et apercevoir ce pour quoi tu as tant marché, ramenant avec toi un petit paquet gémissant faiblement... Les immense murs assaillent ta vue, la porte s'ouvre sous tes doigts gracile, la poignée grinçante tournant. Les dalles de carrelages résonnent. Le grand hall t'es ouvert.

La jeune fille interpella une employée, une femme d'âge mûr accourant.

" Occupez-vous de lui, donnez lui à manger, à boire, des vêtements propres aussi, et il doit être fatigué, un bon lit ça serait bien ... "

Alice réfléchit un moment, la main tapotant sa joue.

" Et puis préparez moi quelque chose, j'ai faim. "

La femme acquiesça sans poser de question. Elle s'éloigna le gamin une fois dans ses bras.

Le lapin resta planté là. Il n'y avait plus qu'a espérer que tout le monde approuve son geste...



Ils tournent en l'air, valsent et disparaissent.
Et tu étreins vainement le vide de tes doigts.
Mais souviens toi, souviens toi ...
Tu n'es qu'un lapin noir taché de sang.


Dernière édition par Alice B-Rabbit le Dim 5 Déc - 13:59, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre] Jeu 8 Juil - 11:25

" Ce n'est pas parce que tu me l'a demandé que je le fais. "

Ô cruelle flèche de glace, tu fais mouche. Si d’apparence il ne changea point le pauvre Chain eu le cœur vibrant de douleur à la résonance de ces mots. En lui ils trouvèrent des miroirs qui les réfléchirent avec d’autant plus d’acidité qu’ils étaient nombreux. Criblé de ces dards, son âme en pleure. Ou plutôt, une de ses âmes. Il n’entend pas la suite, mais quand il commence à reprendre ses esprits, la fille à bien avancée, le jeune garçon chargé sur ses frêles épaules, rendues puissantes par sa volonté, elle-même mue par ces émotions qui vous donnent la force, pendant quelques heures, de porter le monde sur vos épaules. Une brusque bourrasque d’émotion fit trembler Akihito, qui se releva sans envie. Un peu de colère. C’était à lui de prendre son Associé sur ses épaules ! Une pointe de tristesse. Elle l’avait ignoré froidement… lui qui pensait s’être trouvé une alliée… une personne de confiance. Un soupçon de remords épicés. Pourquoi était il venu là ? Que faisait-il là ? Ce monde n’était pas fait pour quelqu’un comme lui. Qu’espérait-il ? Même ici il restait le Paria Fou. Peut être même que cette jeune fille avait entendu parlait de lui. Après tout, malgré son odeur, malgré ses manières différentes, malgré son apparence elle restait un Chain. Comme lui. Non, mieux, bien mieux que lui. Regardant ses mains avec un mélange douloureux de dégoût et de haine, il murmura :

- Après tout nous ne somme qu’un Chain…

- N’est ce pas ? Mais elle en est un aussi…

- Elle est mieux qu’un Chain tout en étant un… N’est ce pas étonnant ?

- N’est ce pas étonnant ? Mais elle reste un Chain… De la nourriture !!!

Tout d’un coup, Akihito s’effondra, se prenant la tête en étau entre ses deux mains et serrant de toutes ses forces. Sa bouche s’ouvrit pour pousser un puissant hurlement. Ses pupilles se mirent à briller, à s’enflammer. Le rouge était maintenant celui du feu, celui du sang. Les deux soleils rougeoyant prirent toute la place des yeux, et on ne pouvait voir trace de leur blanc. La folie s’emparait de tout son corps, le transformant en machine à tuer. Plus d’autre sentiment que la rage et la haine. Plus d’autres sensations que la faim. Cette faim anormale qui lui avait donnée ce surnom. La faim de la chair des Chains. Chuemon prenait avec force et sanglot le premier rôle.

- Tuer. Tuuuueeeeer !!!

L’image de la jeune fille Chain était gravée dans sa mémoire. Elle était jolie… Elle avait sûrement bon goût ! Il s’imaginait déjà, tout en mordant sauvagement ses doigts, son épée ouvrir son ventre. Il la découperait avec patience, tandis que sa peau blanchirait, tandis que ses yeux écarquillés de surprise et de terreur s’immobiliserait. Il la viderait de son sang dont il s’abreuverait. Il se nourrirait de ses entrailles. Prenant ses boyaux dans ses mains, crépites de sang coagulés à divers degrés. Puis d’un coup sa tête plongerait comme l’aigle qui descend en piqué. Sa mâchoire s’ouvrirait, puis arrivait au niveau de sa nourriture, se fermerait avec sauvagerie, causant une autre éruption de sang. Et il se gaverait de ses tripes, savourerait son foie sûrement succulent, et sucerait longuement ses yeux fraichement arrachés de leur orbite. Puis il s’en irait, laissant le cadavre glauque disparaitre, vidé de son essence. Il procédait toujours ainsi. Traquer. Tuer. Manger. Puis laisser le corps du Chain dévoré disparaitre.

Il était le Paria Fou. Le seul et unique dévoreur de Chain de l’Abyss. Le maudit, le scellé, le sans-pouvoir. Ou bien était il Akihito ? Juste Akihito ? Un jeune Chain qui essayait de se trouver un but. Qui essayait d’échapper à toutes ces horreurs. Qui se débattait, ficelé dans une nuée de tentacules pour reprendre le contrôle d’un corps partageait. Qui errait, armé non pas d’une épée, mais de sa bonne humeur et de sa jeunesse pour trouver sa voie. Un Chain doté d’un cœur , qui préférait savourer les jeunes filles avec le regards plutôt qu’avec les dents… Un Chain qui portait en lui un bourgeon de chevalerie, d’honneur, et bonté qui ne demandait qu’à éclore, pour l’instant coincé dans une bille de métal.

Chuemon fonçait, le corps en avant et les jambes derrières, les bras raides et tendus parallèles au sol, et les cheveux partant vers l’arrières. La foudre tombe, l’arbre s’écroule. Atterré, sans aucune idée de ce qui se passe, le monstre essaye de bouger. Mais comme écrasé par une puissante force magnétique, il est cloué au sol. Ses doigts recroquevillés il pousse de toutes ses forces et l’on peut voir les muscles de ses bras se contracter et des sillons se former. Comprenant ce qui se passe, il hurle pour lui-même :

- Comment peux-tu me faire ça ?! Comment peux-tu te faire ça ? Je suis toi, ton origine ! Sans moi tu n’es rien !!!

- Chut. Tais-toi pour une fois. J’aimerais entendre le chant de la nuit de ce monde. Il est si beau…


Les pupilles rétrécissent, les yeux se reforment. Les muscles se détendent, leur force disparait. Akihito se relève, et en quelques revers de main enlève la poussière de son corps et de ses quelques habits. Puis il lève le regard vers la lune, et tout en souriant, ferme les yeux.

Au loin, en ville, le clocher sonne minuit. Akihito est revenu auprès de son maitre. Il est dans une chambre coquette, bien que peu meublée. Dormant à poing fermé, le jeune Pierrick est allongé sur le lit. Éclairé par une lumière d’argent il semble enfin tellement insouciant. Il est propre et sent le lilas. Il porte un pyjama propre. Il est en sécurité et se sent bien… Pour l’instant. Assis près de lui sur un tabouret, les jambes croisées, Akihito regarde la lune, tout en jetant de fréquents coups d’œil à son Associé. En lui règne un calme aussi profond que le lac qui se repose. Il s’est rappelé sa mission, ce pour quoi il est là. Il est là pour le protéger, pour veiller à sa santé et son bien-être. Pour trouver et tuer les Chains porteurs afin de desceller son pouvoir aussi. Mais cela est devenu tellement secondaire, et lui semble tellement futile. Tout en admirant la douceur du visage de son protégé, Akihito repense à la Chain qu’il avait vu. Il ne la dévorerait jamais, il s’en faisait le serment, et espérait même secrètement qu’elle saurait faire preuve de compréhension à son égard.

- Je ferais de mon mieux, promis.

Murmura-t-il. Et le murmure tomba doucement, comme une plume. Dans une douce et calme légèreté souriante.
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MessageSujet: Re: L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre] Jeu 8 Juil - 21:07

To be continued...

La suite au manoir des Bezarius :
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MessageSujet: Re: L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre]

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L'arrivée du Paria Fou [RP-Accés Libre]

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