Pandora Abyss
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Forum RPG basé sur l'univers de Pandora Hearts.
 
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Deux en un (RP -Accès Libre)

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Alice B-Rabbit
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MessageSujet: Deux en un (RP -Accès Libre) Ven 9 Juil - 19:02

Des serres acérées enserraient son cou, l'étreignant, enfonçant ses griffes sous la peau offerte, faisant goutter le sang le long de ses épaules, tâchant ses vêtements, se répandant au sol. La peau se soulevait, le liquide vital sortait, sortait, coulait par terre sur les cendres noirs, il se répandait... Et le corps mourrait, s'évanouissait tandis que la bête ne faisait d'elle qu'une masse sanguinolente faite de chair à vif et d'épiderme écorché, tombant comme une loque, épuisée, essorée, ayant dû régurgité poumons, rein, foie et d'autres encore. Et ce bras fou transperçant son buste, tournant, tournant en son être pour arracher de ce tronc mutilé la boule tenante de vie, cet amas de tissu organique, ce muscle fort, cette pompe morte, crevée par le doigt perforant en plein centre ses murailles, ses protections.... Le monstre le tenait. Le monstre avait le cœur dans la main. Le sien. Il le considérait, l'écrasée, l'exhalant, se concertant pour savoir sans doute de quelle manière il s'en repaîtrait, s'il devait le meurtrir un peu plus, si le sang pourrait servir d'accompagnement acceptable. Mais la douleur pire que de contempler sa propre expiration, ne pouvant tenter quoi que ce soit contre les assauts térébrants, restant raide, bien droite comme les poupées de chiffons, était plus terrible, plus déchirante que n'importe quoi. Car la douleur en cet instant n'était qu'elle...

Des yeux s'ouvrirent, papillotèrent, et se fixèrent sur un point précis, ne se souvenant plus mais gardant toutefois un étrange sentiment d'effroi.

Le silence tombait à plat sur les murs, il s'étalait et badinait le Manoir sommeillant, dans un salon où les gerbes de feu brûlaient l'âtre d'une cheminée. La nuit continuait à s'étendre sur les heures... Alice ne dormait plus. Non Alice réfléchissait. Elle s'interrogeait sur les évènements s'étant produit plus tôt, leur déroulement, leur aboutissement. La conclusion.. A revoir encore et encore les images dans sa tête, tout devenait flou, tout s'effaçait jusqu'à ce qu'elle en vienne même à se demander si tout avait exister, s'il n'y avait jamais eut, en réalité, de Chain et de garçon. Pourtant à chaque fois qu'elle perdait de vue la consistance de ces faits, un regard bleutée revenait la hanter, pour lui dire, lui murmurer que tout ceci ne pouvait qu'être vérité et que ses yeux n'accueillaient pas en eux quelques uns de ces
boniments. Impossible à oublier. Son doigt alla titiller une mèche brune, la tournicotant puis la déroulant inlassablement. Réfléchir n'était vraiment pas pour elle. Elle soupira et se leva, quittant le fauteuil auburn qu'elle avait occupé, les bras enserrant ses jambes, le menton posé sur ses genoux.

Les chandeliers d'argent encastrés dans les murs de pierre délicatement taillés illuminaient paisiblement de leur halo tamisé le dédale de couloir dans lequel Alice se mouvait, lançant une à une ses longues guiboles sur le dallage foncé. Elle traversait l'étage pour atteindre la chambre qu'avait attribué la femme qui s'était occupé de l'enfant, Maria si elle se souvenait bien. Elle s'y arrêta, là sur pas de la porte fermée. Un peu avant de s'endormir elle était restée devant ce même passage, sans esquisser le moindre geste pour entrer, debout tout simplement. Pourquoi ? Elle l'ignorait. L'auriculaire toucha la poignée, puis ce fut l'index, l'annulaire et bientôt tout les doigts de la main qui la firent fonctionner. B-Rabbit pénétra dans la pièce...

La sérénité régnait partout ici, il faisait frais, il faisait bon. Une douce brise venait parfois, caresser tendrement les jolies joues qui trainaient, secouer les crins et battre la mesure dans le calme environnant. La chambre s'égayant de tons clairs, lumineux qui portait bon air aux cœur, rassérénant les esprits tourmentés dans ses girons accueillant. Entourant de bras immatérielles les âmes en peine... Le garçon somnolait tranquillement empêtré dans des draps lavandes. Ainsi endormi et propre, le mot candeur reprenait tout son sens...


Le Chain quant à lui logeait sur une chaise sans dossier à couver d'œillade douce le garçonnet. Il avait du sûrement se faufiler à l'intérieur sans que personne ne le vit, et depuis veiller l'alité sans relâche... Sincèrement Alice ne savait que penser de lui, il avait l'air si placide, si accort. Néanmoins elle ne pouvait refouler impunément l'autre chose qu'elle avait ressenti : une part de violence, de haine, de rancœur...Deux tempéraments, deux blocs de sentiment...Qui était-il véritablement ? Lequel de ces deux opposite ? Et puis quel lien entretenait-il avec l'enfant ? Bien que sur cette question là Alice semblait déjà avoir une idée.

Elle le voyait de profil, son nez busqué se traçant dans les rayons d'un matin encore jeune, ses fines lèvres pêche, ses pommette relevée et ses oreilles saillantes aux bout pointus.

" C'est ton associé défendu, hein ? "


A présent elle l'observait pleinement, patientant pour la forme. Sa tignasse violine voletait, pourléchant frivolement ses épaules nus et sa nuque pâle. La jeune fille s'agenouilla, ses pieds toujours debout, ses coude appuyé sur les cuisses, les mains soutenant son visage. Ses pupilles le rivait toujours...


" Tu m'intrigues, tu sais ? Ton odeur est étrange, comme double... Je ne comprends pas."

A y songer davantage, elle n'avait presque jamais rencontrer de Chain à l'allure aussi pacifique, de Chain qu'elle n'avait pas aussitôt éliminé, de Chain au comportement a priori humain. De ce fait alors, devait-elle lui laisser une chance ? Elle ne savait pas...


B-Rabbit soupira.


" Je m'appelle Alice."

C'était juste cela, une simple invitation à tout raconter, à parler...


Ils tournent en l'air, valsent et disparaissent.
Et tu étreins vainement le vide de tes doigts.
Mais souviens toi, souviens toi ...
Tu n'es qu'un lapin noir taché de sang.


Dernière édition par Alice B-Rabbit le Dim 5 Déc - 16:35, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Deux en un (RP -Accès Libre) Dim 11 Juil - 17:27

La fenêtre était légèrement entrouverte, pour faire entrer un peu de fraîcheur dans une pièce chauffée toute la journée par les assauts ardents du soleil. Dans ce monde, on appelait ça « été », et ça durait trois mois. Pendant la journée, la chaleur vous étouffait, et le corps des humains se couvrait d’une fine couche de liquide appelée « sueur ». L’ombre était donc fortement apprécié car elle permettait d’échapper un peu aux feux de l’astre Qui dardait ses rayons de tôt le matin à tard le soir. Cependant, en cette période, la nuit était plus appréciée que pendant n’importe quel autre moment de l’année. Sa tendre fraicheur glissait le long des vitres, et entrait dans les demeures, soulageant avec douceur la population. Elle laissée sur son passage une trainée de bruit et de mélodie. Le chant des ténèbres s’élevait ainsi aux oreilles d’Akihiko. De la symphonie de violon des cigales aux canons de hululements des chouettes et hiboux, une mélopée revigorante entrait dans la tête du Paria, bandant ses blessures psychiques pendant ce court laps de temps qu’était la course de la lune dans le ciel étoilé. Puis, peu à peu, le ciel s’éclaircit, laissant la place à des tons orangé, et à une petite touche de rose. L’Aube drapée parait ainsi, pas à pas, réveillant de sa lumière tout un monde, soulevant par sa force les gens endormis, par sa puissance créant un nouveau jour, poussant les aiguilles du temps encore un plus loin et faisant jaillir le soleil qui ne commence qu’à poindre à peine, à l’horizon.

Soudain les oreilles du Chain se dressèrent : un bruit de pas nu ténu se faisant entendre. Il grandissait, approchait, d’un pas feutré, effacé, discret. Bientôt il put même imaginer les gambettes frivoles qui se lançaient les unes après les autres dans le dédale de couloir, la légère robe de chambre qui frottait contre la peau nue. Lorsqu’il fut juste derrière la porte, le léger bruit, ou plutôt la personne qui le produisait, s’arrêta un moment. Le temps d’une hésitation. Un temps d’arrêt, semblant assez puissant pour arrêter le Temps lui-même, et Akihito n’aurait pas douté que les grandes aiguilles du clocher se soit arrêter. Puis, doucement, avec lenteur et précaution, la poignée tourna. Avec autant de timidité, la porte s’ouvrit. Il n’avait même pas besoin de la regarder. Il savait que c’était elle. Il aurait presque poussé un soupir de soulagement, mais il aurait eu peur de voir sa chance s’envolait. Vu ses manières, elle n’était pas là pour querelles, elle n’était pas là avec une âme brûlant d’un feu agressif. Elle était là pour tâter du doigt le mystère, l’ouvrir délicatement comme un papier cadeau précieux de beauté. Elle était pour faire connaissance. Comprendre. Voir la forêt qui se cachait derrière l’arbre.

Elle s’installa, et lança une première pierre dans l’eau attendant patiemment les remous.
" C'est ton associé défendu, hein ? "

Associé… défendu ? Akihito fronça légèrement les sourcils, puis les détendit. C’est sûrement comme ça que les êtres de ce monde appelaient le lien qui unissait Pierrick à son pouvoir. Son pouvoir scellé… Heureusement que sa fidèle épée ne le quittait jamais. Il ouvrit à peine la bouche, mais mit du temps avant de répondre, supposant que c’était une question rhétorique. Trop de temps, car une deuxième pierre fut lancée dans ses eaux.

" Tu m'intrigues, tu sais ? Ton odeur est étrange, comme double... Je ne comprends pas."

Son cœur bondit dans sa poitrine. Il l’intriguait, donc elle s’intéressait à lui. Il ne comprenait pas pourquoi, et il ne cherchait pas à comprendre, mais il lui semblait sur l’instant rien ne lui semblait plus important que l’intérêt de cette fille. Il se sentait l’envie de faire brûler encore plus fort cette flamme. De ne pas la décevoir, de ne pas la satisfaire vraiment. Juste assez pour conserver un peu de mystère, un peu d’intérêt. Lui plaire. La… séduire. Oui, c’est ce qu’il ressentait, enfin ce qu’il lui semblait ressentir, mais pas tout à fait en fait, enfin pas vraiment. Enfin ça ne se pouvait pas, lui, elle, elle lui, lui et lui et elle, ça fichait un sacré bazar. Non, restons simple, mettons ça de côté pour l’instant, et répondons simplement. Mais pouvait-on répondre simplement à ça ?

* Tu en a conscience, n’est ce pas ? *
* De notre… * *…double odeur.*
*Laisse la moi… * *Laisse la moi…*
* Ne te met pas entre nous !* *Ne te met pas entre nous !*
*…* *Huhuhu… Tu n’as doooonc pas encore compris ? Nous ne sommes qu’un… un et un seul…*
* …pour l’éternité. *

Pourquoi donc était ce comme ça… Au final cette jeune fille avait raison. Il n’était qu’un. Deux odeurs. Deux sangs. Deux esprits. Une seule personne. Il était lui. Mais qui était lui , Eux deux ? Cela lui semblait tellement improbable…

Tandis qu’il songeait, il avait inconsciemment mis sa main droite sur son front, la gauche étalée sur son genoux. Quelques gouttes de sueurs froides perlaient sur son front. La pierre fit un ricoché, le sauvant de la noyade.

" Je m'appelle Alice."

Il la voyait, là, debout, en face de lui. Ses yeux brillait, sa tête penchait légèrement vers la droite. Un sourire enjôleur déguisait ses lèvres, la maquillant de splendeur. Dans sa robe de chambre, elle flottait un peu en l’air, dans un monde blanc, si blanc, si plein de lumière. Lui était accroupi et regardé avec timidité la main qu’elle lui tendait, les joues rougies. Il voulait tellement, mais oserait-il ? Un léger souffle de vent frais passant sous son nez chassa l’illusion. Dormait il debout ? Bien que debout n’était pas tout à fait sa posture… il était plutôt recroquevillé sur lui-même. Il enleva sa main de son faciès, et esquissa un sourire. Plantant ses yeux rouges dans ceux noisette d’Alice, il délia sa langue :

« Je m’appelle Akihiko. Chuemon aussi, des fois, mais je te rassure, tu n’auras pas l’occasion de m’appeler ainsi. Tu me connais peut être sous le surnom que les autres Chains m’ont donné. Je suis le Paria Fou. Le deux-cœurs, le damné de l’Abyss, le sans-pouvoir. Dans l’Abyss, je suis haï, recherché, et craint pour les nombreux crimes que j’y aie commis. Je n’ai pas la même faim que mes semblables. Je n’ai pas la même quête. Je suis un banni, un expatrié. Je suis arrivé ici pour trouver des réponses. Et je vous ai trouvé. »

Il tourna son regard vers le jeune Patrick. Tandis que la lumière dorée tendait à poindre, il bougea ses petites mains, et entrouvrit peut à peu ses yeux, avant de les cligner et de les frotter à l’aide de ses petits poings. Puis, tandis qu’il se mettait en tailleur et regardait tour à tour Akihiko et Alice, attendant qu’on lui dise quoi faire, Akihito proposa, souriant :

« Mais on parle mieux autour d’un bon repas, n’est ce pas ? Si la faim ne guide point mes pensées, ce n’est peut être pas le cas de ce jeune homme, et je refuse qu’il en souffre. De plus, la nourriture de ce monde à de bonnes odeurs, sûrement meilleures que les miennes. Pourrions-nous rester un peu plus et profiter de votre charmante hospitalité ? Bien sûr, mes services sont entièrement vôtres, en retour. »
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Alice B-Rabbit
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MessageSujet: Re: Deux en un (RP -Accès Libre) Dim 5 Déc - 16:32




D
ans l'Abyss il n'y avait rien. Le rien. Un rien cruel qui vous tuait à petit feu, vous étouffait lentement d'une agonie qui se perdait à vous torturer l'esprit, vous rappelant encore et encore votre bassesse, votre faiblesse. Et si certains se plaisaient à l'aimer, à le chérir avec force, eux engendrés de ce rien qui les emplissait jusqu'à la moelle, d'autre le haïssait du plus profond de leur être, l'abhorrant tant que chaque jour cette litanie fielleuse s'amusait à se jouer continuellement, presque machinalement, à résonner dans les cœurs venimeux. Et il n'y avait là rien d'autre sinon la certitude de périr en courbant l'échine aux tristes maux , ou de subsister, à jamais affligé de cette peine aigu qui se ressent sans qu'on ne puisse rien pour y changer quoi que ce soit, dans le moindre geste, la moindre parole, tapie comme une bête prête à surgir sur sa proie. La gueule grande ouverte, les crocs affichés, la bave babinesque coulant sur le sol. Attendant nonchalamment le moment, l'instant fatidique où la pauvre victime tremblante sentant la fin venir essaye vainement de s'enfuir. Vous songez même, follement que cette Abyss c'est le rien qui s'infiltre et vous brûle, et vous écrase, molestant la seule chose qui vous a resté. D'avant, du passé, des souvenirs. Des reliefs de l'ancien temps qui vous animait encore et s'efface, et deviennent si flou dans ce lieu, l'Abyss qui vous rit à la figure et vous rappelle ce que vous êtes, ce que vous n'êtes plus, ce que vous serez et pour toujours, sa vérité, celle qui vous tient. Fermement, vous serez à elle, liée, reliée, vous ne savez comment, ni même pourquoi, mais infiniment tant qu'elle vivra, elle vous tiendra, car l'Abyss vit et sa mort signifie la votre. Car la perfide voudra, vous tenant entres ses pattes comme une veuve noir, s'appliquer à vous emporter tous, avec elle, dans les ténèbres opaques de la fin...

L'Abyss oui, Alice le pensait ainsi, des sombres pensées, des douleurs implacables dans l'oubli, une vie qui n'a de vie que le nom. Devoir se rappeler ça lui pesait énormément, ce qu'elle aurait voulue le plus oublier ne se soustrayait plus, si tenté qu'il l'ait déjà fait un jour, et ces amers réminiscences ne disparaissant guère demeuraient bien ancré dans sa petite cervelle. Bien au contraire les souvenances après lesquelles elle couraient restaient lointaines, disparues et blessées, arrachées à son esprit, dérobées à elle. Et elle se devait dans sa quête inespérée, les retrouver, fallait-il pour cela même tout sacrifier. Mais tout sacrifier lorsque l'on a plus que soi-même, que sa misérable carcasse de Chain, cela n'était-il pas trop difficile ? Ou bien avait-elle sans qu'elle le sache encore quelque chose ? Quelle chose. Elle ne voyait pas...

Et c'est comme cela que B-Rabbit cherchait la chose, sa chose évanouie dans la nature, si près peut être et pourtant à ses yeux, si inaccessible que cela lui glissait entre les mains, la sienne, sa chose qu'elle n'arrivait à saisir; marchant dans le couloir, à presque se cogner au mur, sans regarder ni devant, ni derrière. Alice sombrait dans les abîmes de son cerveau où le moindre recoin prenait l'eau, inondé des vagues impétueuses poussant son épave calcinée à s'abandonner vers le fond, là aussi où les bulles d'air caressés des doigts, s'en allaient, s'en allaient. Mais... Les profondeurs tentatrices se figèrent aussitôt, puis leur chant cajoleur s'éteignit. Enfin le bateau s'égrena en douces poussières qui fait pleurer les yeux à loisir, allant, s'endormir à nouveau au côté de cette mer qui s'assécha bien vite, l'illusion s'estompant d'un vent violent qui frappai sa surface. Oui ! Puisque c'était lui, qui l'avait amener à se la rappeler, l'Abyss
avant qu'elle ne se sème et se perde en ses pensées. Car il avait dit le petit Chain quiil était....

Akihiko, Chuemon et tout les autres qualificatifs qu'on avait pu lui attribuer, aucun d'eux ne faisait écho à sa mémoire. Mais cela n'était pas très étonnant, la Chain n'avait pas prêter attention à tout ce que l'on se disait là-bas : les murmures, les histoires, elle n'écoutait pas. Néanmoins Alice, qui avait proposé à ce Akihiko et à son associé défendu de la suivre vers la salle à manger tout en demandant à Maria de préparer le repas, était fortement intriguée par ses invités. Curieuse, très curieuse même à leur sujet. Et puis il y avait ça :


« Je m’appelle Akihiko. Chuemon aussi, des fois, mais je te rassure, tu n’auras pas l’occasion de m’appeler ainsi [...] »

La réponse à la double odeur se trouvait ici, dans cette parole; deux noms elle avait entendu... Devait-elle en déduire que dans cet unique corps ils étaient deux, qu'en un il y en avait deux ? Et que... Cela pouvait-il être possible..., alors ! Que signifiait la fin de sa phrase ? Pourquoi n'aurait-elle jamais la possibilité de le nommer ainsi ?... Il était certain que ces garçons là cachaient nombre de secret, des secrets possiblement inavouables, ceux qu'on garde en tout instant pour soi, ceux qu'on ne dit jamais. Et s'il se révélait vrai que leurs secrets faisaient partie de ceux-là, le lapin décida qu'elle s'en ficherait et n'en parlerait plus. Après tout n'en avait-elle pas elle-même de ces bestioles-ci...

B-Rabbit pénétra la salle à manger, une longue table gisait en son centre et déjà trois couvert reposaient à sa surface. Elle ne savait pas si le Chain et le jeune homme l'avait suivit pendant qu'elle déambulait dans le dédale de couloirs éclairés, alors, inquiète, elle se retourna vers la porte massive et satisfaite par ce qu'elle y vit, Alice s'installa, de manière à ce que les invités soit assis l'un à côté de l'autre, en face d'eux.
Peu à peu une avalanche de mets succulents déferla sur toute la tablée: un gros poulet bien gras, un faisan accompagné de patate, et un écureuil farcie à la noix, ainsi que d'autres choses tout aussi délicieuses.
Arrachant violemment une patte au poulet, puis la posant délicatement dans son plat, le lapin tendit son bras armé d'un couteau devant elle, l'air diabolique.

" Maintenant racontez-moi tout ! " fit-elle le bras en l'air pendant quelques minutes.

Puis elle s'attaqua à son diner, mordant à pleine dent la chair blanche de la pauvre volaille suppliciée. En attendant la réponse Alice se mit à penser qu'elle ignorait tout en vérité de ce qui l'avait poussé à recueillir les deux garçons, puisque c'était bien ça qu'elle avait fait. De plus elle ne pouvait continuer à nier le certain attachement qu'elle éprouvait à leur égard. Et que merde, pour couronner le tout, leur avenir ne l'indifférait plus autant qu'avant...

B-Rabbit posa derechef sa cuisse de poulet doré dans son assiette et mue par une inspiration soudaine déclara ceci :

" Je ne sais pas ce que j'attends, ni quoi faire de vous. Mais j'en suis sure, vous n'êtes pas là par hasard. Ou bien le hasard est très bizarre. "



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MessageSujet: Re: Deux en un (RP -Accès Libre) Ven 8 Juil - 17:30

Tout lui raconter…
Ce serait probablement long, et puisque cela commençait dans l’Abyss, probablement distordu. L’Abyss… A sa mention, une vague d’ombre était passée sur le visage de leur hôte, et son regard s’était terni. Son passé avait happé son présent, démon convoqué par la simple mention de son nom, puissant et irrévocable, imposant sa présence. Elle ne voyait que son intérieur, son elle, et debout sur les eaux sombre de vie, lac s’écoulant sans borne dans un monde de ténèbres, l’intérieur des Chains, créatures maudites, ou son être de lumière, futur flou, improbable, se tenait face à son passé, figé et mat, statue qui gardait l’entrée du temple de ses tortures intérieures, affichant un sourire grotesque et narquois. Un duel de regard… Se battre pour survivre contre soi même…

- Nous ne connaissons que trop bien ce sentiment…
- … n’est ce pas ?
- … pour ne pas le reconnaitre.
- Les ombres de notre race damnée se reflètent…
- … et ainsi, chacun est le miroir de la douleur de l’autre…
- J’ai faim.

Ils s’attablèrent ensuite, et une tablée de mets succulent leur fut servis. Mais bien sûr ce n’était pas ce qu’il mangeait. Et tandis que Pierrick rassasiait son estomac, le Chain ne toucha à rien, se contentant de regarder les deux autres manger. Il s’apprêtait à commencé, quand Alice reprit la parole, expliquant que leur rencontre ne semblait pas être le fruit du hasard. Ce serait alors une sorte de destin. Akihiko ne croyait pas au destin. Il ne voulait pas y croire. Et tout en feignant cela, il s’acharnait à combattre cet ennemi dont il refusait de reconnaitre l’existence, et qui l’avait amené de douleur en douleur, qui avait provoqué sa chute…

Ma chute ?

Ce fut comme si son cœur avait manqué un battement, et écarquillant les yeux, il sentait que cette pensée qui ne lui appartenait pas et pourtant semblait profondément enfouie en lui était une brève sensation de toucher du linceul qui recouvrait les mystères entourant son identité. Il leva la tête et à travers le plafond, regarda une lune qui avait déjà disparu, d’un regard empreint de tristesse, de morosité, de lassitude, de souffrance, de reproche, de révolte, de peine, d’abandon, et d’un hurlement de son âme acculée au mur, enchainée, et qui se battait contre le courant des vagues de la souffrance qu’elle semblait s’infliger elle-même, dans une insanité spirituelle perverse, et dérangée.

« Et ainsi commence notre histoire… »

Et c’est en ces mots que le Chain commença à narre son histoire, d’une voix sonnant sur la dualité de deux ton qui se superposait mélodieusement dans une sombre symphonie, un doux requiem. Il était les deux en même temps. Il était le vrai, il était le mensonge. Il était la Page, réunissant les deux entiers opposés en un même mensonge, une illusion au tranchant de vérité. Sa pupille gauche brillait d’une flamme rouge, et son œil droit était embrasé de bleu. La voix était grave et portante, déclamant son histoire comme une sombre poésie. I leur devait ça, à elle et à lui. Cela marquerait en quelque sorte leur pacte à eux deux, et cela poserait un sceau sur le lien qui se créait avec leur hôte, qui semblait à la fois si lointaine de son statut… et si proche de par sa peine.

- Tout commença il y a fort longtemps… Ou bien était ce hier ? Comme dernier supplice, fin de mes tortures, on avait disposé ironiquement face à moi une horloge. Ses aiguilles semblaient danser une danse folle, jouer à un jeu dont tout esprit logique ne saurait percer les règles. On m’avait dévoré. On m’avait ouvert, et vider de mon essence, créant un vide dont naquit ensuite mon insatiable appétit pour la matière dont sont faites les créatures de ce lieu. Quand je me suis réveillé, nous étions deux. Chuemon le mangeur, Akihiko le pleureur. La haine brûlante et la peine glaciale, dans ce même corps squelettique. Sans pouvoir. Ses monstres s’étaient jetés sur moi, Seigneurs de l’Abyss, parmis les grands qui hante ce lieux, ils furent douze, et avalèrent les douze fragments de mon sceau de Chain, celui qui nourrit mon corps de pouvoir. Seul cette épée me fut laissé, et mon talent inné de bretteur. On avait réduit le cavalier en un simple pion, qu’on avait posé sur un échiquier, un plateau de jeu où les règles étaient dictées par une entité qui se voulait la négation du mot repère, et s’amusait à vous perdre dans son dédale. Mélancholie… Et tendit que j’errais, je perçu la lumière. La lumière d’un de mes fragments, le premier que je reconquerrais. Et nous sentions en nous sa faim, et la folie meurtrière de Chuemon pris pour elle seule notre corps, l’espace de l’instant d’une chasse, moment à la durée distordue, courte, instinct, longue, regret. En nous approchant, nous percevions enfin tout à fait notre cible. Il était vêtu d’ombre, grand jeune et beau, de long cheveux chatains qui bouclaient en tombant sur ses épaules encadrait son visage ou de profondes cernes soulignaient se yeux émeraudes. Et ses longs doigts fins jouaient une triste mélodie sur un antique piano. Et il chantait :

"Aah, aah, il pleurait
Pendant qu’on le dévorait
Aah, aah, il pleurait
Et son ventre saignait, éviscéré
Pourquoi ? Il était humain
Pourquoi ? Il était comme moi
Pourquoi ? Il était plein d’effroi
Pourquoi ? C’est un ordre du lapin…

Aah, je souffre de comprendre
De connaitre cette douleur
Aah, nous ne sommes plus humain, monstrueux à se fendre
Le Cœur…
Et je l’ai mangé, je l’ai tranché, arraché, dévoré !
Déchiqueté, écrasé, décapité, saigné !
Et je me suis repu à m’en dégoûté, la bile aux lèvres, le sang et les tripes au museau
Et j’ai noirci mon âme, j’ai brulé mon esprit et mes rêves, j’ai sacrifié mes idéaux
Pour ce maudit lapin blanc, immaculé de cette impure tâche qu’elle ne fit que commander
Aah, je, Aah, hais, Aah, je la, Aah, je la hais

Mais maintenant voici mon heure
Car même illusoire, elle a une fin
Qui s’approche de mon cou, il a cette faim
La mienne…. J’ai peur…"

Et c’est ainsi que nous le mordîmes, suçant son essence. Et lorsqu’il en fut desséché, nous le dévorâmes. Je retrouvais ainsi le premier fragment de notre pouvoir. Ce ne fut pas le seul Chain qui succombât à nos crocs, mais ce fut le seul que je trouvais et qui eu en lui cette lumière… C’est pourquoi nous voulions revenir en cette Terre… Pour trouver les autres.


Et alors il se tu et baissa, offrant son cou à la lumière comme pour se préparer à être décapité. Et regardant son reflet sur les dalles lustrées du sol, il songeât à ce que pouvait être son avenir.

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